Affaire Griveaux : l'ancien candidat a fait preuve d'une "légèreté incroyable", selon Olivier Faure

Olivier Faure, premier secrétaire du PS, le 17 février sur France Inter.
Olivier Faure, premier secrétaire du PS, le 17 février sur France Inter. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)

L'ex-candidat LREM à la mairie de Paris n'aurait jamais dû se mettre à la portée de maître chanteur, estime le premier secrétaire du PS.

Interrogé lundi 17 février sur France Inter à propos du retrait de Benjamin Griveaux de la course à la mairie de Paris, Olivier Faure, premier secrétaire du PS a jugé que l'ex-candidat LREM avait fait preuve d'une "légèreté incroyable". Selon Olivier Faure, à l'origine de l'affaire, il y a "un ministre qui considère qu'il peut se livrer à ce type d'envoi et c'est la preuve d'une légèreté incroyable". Le patron du Parti socialiste considère dans le même temps "qu'il faut condamner fermement la diffusion de ces images qui n'avaient pas vocation à être publiques".

Malgré sa condamnation du procédé utilisé contre Benjamin Griveaux, Olivier Faure insiste sur le manque de prudence de l'ancien candidat à la mairie de Paris.

Quand vous êtes un homme ou une femme publique, un décideur public, un ministre, vous devez prendre toutes les précautions d'usage pour ne jamais être à la portée des maîtres chanteurs.Olivier Faure, premier secrétaire du PSà France Inter

"Parce que là, la vidéo est diffusée, poursuit Olivier Faure. Mais imaginez une vidéo qui ne l'est pas et un maître chanteur qui, en permanence, revient vous voir en vous disant : 'Si tu ne prends pas de telle ou telle décision, je diffuse'(...) Donc je pense que pour un homme ou une femme publique, il y a une obligation minimale à ne pas se mettre à la portée des maîtres chanteurs."

Benjamin Griveaux n'aurait jamais du démissionner

Olivier Faure insiste en déclarant que Benjamin Griveaux a commis "une faute". D'après le premier secrétaire du PS, il faut être "extrêmement ferme" contre ces procédés qui ne visent qu'à "déstabiliser la démocratie". Toutefois, "pour être vraiment ferme, il faut aussi que chacun ait en tête que ces dangers existent et que nous sommes au XXIe siècle".

Pour Olivier Faure, Benjamin Griveaux n'aurait jamais du démissionner. "C'est incompréhensible d'avoir un discours qui est de dire on ne cède pas et en même temps de céder"."Non seulement Benjamin Griveaux démissionne mais en plus, vous avez maintenant une ministre qui était en charge de dossiers essentiels, qui elle-même démissionne pour être candidate. Et pire encore, vous avez celui qui était rapporteur du projet de loi organique à l'Assemblée qui démissionne pour pouvoir devenir ministre. Donc, vous avez fait une espèce de jeu de dominos, incroyable".

Au fond, Piotr Pavlenski a gagné , c'est lui qui a réussi à déstabiliser la démocratie puisque avec une vidéo, il a réussi à faire un strike.Olivier Faure

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