François Bayrou se prononce contre une cohabitation

François Bayrou lors d\'une conférence de presse à Paris, le 3 mai 2012.
François Bayrou lors d'une conférence de presse à Paris, le 3 mai 2012. (FRANÇOIS GUILLOT / AFP )

Le leader du MoDem estime que la France ne pourra pas se "redresser" en cas d'opposition à l'Assemblée. Il s'est dit défavorable à des ministres MoDem dans le futur gouvernement. 

C'est un soutien implicite à élire une Assemblée nationale de gauche. François Bayrou a estimé, jeudi 10 mai, qu'il n'y avait "aucune chance" que la France "puisse se redresser" si les prochaines législatives aboutissaient à "une cohabitation de blocage".

Mais le président du MoDem a également critiqué le programme économique de François Hollande. Il "devra être entièrement repris ou en tout cas en profondeur, à la mesure de la crise", a déclaré celui qui a voté à titre personnel pour le candidat PS au deuxième tour de la présidentielle. Et d'ajouter : "S'il trouve en face de lui une opposition agressive et systématique (...), a fortiori une cohabitation de blocage, il n'existe aucune chance que le pays puisse se redresser."

Des ministres MoDem ? "Une confusion"

Du coup, François Bayrou, qui a obtenu 9,1% au 1er tour de la présidentielle, a plaidé pour l'émergence à l'Assemblée d'une troisième voie qui serait "un courant politique nouveau" : le sien. Celui-ci dirait "non à la participation complaisante, non à l'opposition de principe et oui à l'esprit de responsabilité et d'unité nationale".

"Il faut un courant politique qui ne cherche pas l'échec des gouvernants mais le succès de la France dans les immenses difficultés qu'elle va rencontrer", a-t-il argué. "Des gens qui ne se laissent pas (...) influencer par les intérêts partisans. Et cette force ne peut être qu'au centre."

Le centriste s'est par ailleurs déclaré défavorable à l'éventuelle présence de ministres issus de son parti dans un gouvernement socialiste. "Je pense que cela serait une confusion", a-t-il expliqué. "Quand on entre au gouvernement, on est solidaire et je suis en désaccord avec François Hollande sur plusieurs points de son programme."

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