Rodéos sauvages près de Lyon : un collectif d'habitants dénonce leur "ampleur catastrophique" et demande "que ça cesse"

Le quartier du Terraillon à Bron, près de Lyon (Rhône).
Le quartier du Terraillon à Bron, près de Lyon (Rhône). (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

"Il n'est plus possible de garder les fenêtres ouvertes", témoigne un habitant de Bron (Rhône) qui affirme que le phénomène s'est accentué depuis le confinement. Une pétition a recueilli plus de 1 000 signatures.

Dans le quartier du Terraillon à Bron près de Lyon, un collectif d'habitants a lancé une pétition pour demander un retour à l'ordre public, après de nombreuses nuisances sonores provoquées notamment par des rodéos à moto. Ils ne veulent pas, disent-ils, que l'accident survenu à Vaulx-en-Velin se produise chez eux. Mercredi 24 juin, un enfant de 5 ans a été grièvement blessé lors d'un rodéo. Le conducteur de la moto s'est livré à la police le lendemain.

Des courses chronométrées à trois motos, sur roue arrière

"Les rodéos se sont multipliés notamment depuis le début du confinement, ce n'est pas quelque chose de nouveau parce que c'est un phénomène que nous connaissons depuis de nombreuses années, mais l'ampleur est devenue absolument catastrophique", a témoigné sur franceinfo Régis*, un habitant de Bron à l'initiative de cette pétition.

"Au quartier du Terraillon à Bron, dont on parle, c'est un quartier assez dense, un quartier populaire, explique Régis. À partir de 15h vous avez les premières motos, deux ou trois parfois, et ça pourrit la vie de tout un quartier, elles font des allers-retours en permanence dans les rues sur les trottoirs en roue arrière et font des courses chronométrées", se désespère le riverain.

Pendant la période de télétravail, à partir de 15h, il était absolument impossible de travailler et d'avoir une réunion téléphonique avec les fenêtres ouvertes Régis, un habitant de Bronà franceinfo

Dans cette situation "il n'est plus possible de garder les fenêtres ouvertes", ajoute Régis. Cet habitant de Bron dit avoir alerté sur le phénomène des rodéos "depuis au moins trois ans", car "c'est infernal". "Il y a des personnes âgées qui n'osent plus traverser la place Jean-Moulin parce qu'elles ont peur d'être renversées par les motos, affirme-t-il. Les mamans avec poussette et les assistantes maternelles ne vont plus sur la place pour faire jouer les enfants".

"On a des craintes pour cet été et nous avons lancé une pétition durant le confinement qui a recueilli plus de 1 000 signatures contre 250 l'année dernière. "", croit savoir Régis. L'habitant de Bron prétend qu' "il y a également des tirs de mortier de feux d'artifice, il y a les pétards, du coup le prix de l'immobilier a baissé de 10 à 20%".

Aujourd'hui nous arrivons à un tel niveau d'exaspération que les habitants voudraient quitter le quartierRégis, habitant de Bronà franceinfo

"Nous ce que l'on demande c'est que ça cesse", or "la mairie actuelle nous dit qu'elle est plutôt contre la répression. Elle privilégie les aménagements de voierie, de quartier. A un moment donné, il faut que la loi s'applique et de la même façon pour tous", a insisté Régis.

*Le prénom a été modifié

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