Affaire Théo : 37 interpellations après la manifestation à Bobigny

La manifestation à Bobigny (Seine-Saint-Denis) contre le violences policières et en soutien au jeune Théo du samedi 11 février a dégénéré durant de longues heures. Des casseurs se sont opposés aux forces de l'ordre.

Les vitres de la gare routière brisées, les voitures incendiées, et des bâtiments publics dégradés. Ce dimanche 12 février au matin, Bobigny (Seine-Saint-Denis) présente les stigmates des violences d'hier. Un constat regrettable pour Youssef Zaoui, adjoint de la mairie : "Il y a 50 000 personnes qui traversent ici tous les jours. Quand vous arrivez, vous voyez que tout est cassé... Les gens ce matin étaient complètement effarés, se disaient mais qu'est-ce qu'il s'est passé ?" Il assure que les casseurs sont venus de l'extérieur et ne viennent pas de Bobigny.

"Qui va payer ?"

Cette mère de famille ne se résout pas à accepter la violence : "On essaye de manifester notre colère, l'injustice qu'on ressent parce qu'on est dans un département où on n'a pas les mêmes moyens que les autres, mais ça ne donne pas le droit de casser. Qui va payer ?" Hier soir, 37 personnes ont été interpellées. Pourtant, la manifestation avait commencé dans le calme devant le tribunal, tous rassemblés pour soutenir le jeune Théo. Un rassemblement qui a fini par dégénérer jusque tard dans la nuit. Prise au piège dans une voiture incendiée, une petite fille a été sauvée par un manifestant.

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