Arnaud Montebourg ne donnera pas forcément de consigne de vote

Arnaud Montebourg sur France 2, lundi 10 octobre 2011
Arnaud Montebourg sur France 2, lundi 10 octobre 2011 (FRANCE 2 / AFP)

Invité du 20h de France 2 lundi soir, le chantre de la démondialisation a annoncé qu'il demanderait aux "impétrants" (François Hollande et Martine Aubry) de se prononcer sur les thèmes qu'il a défendus (protectionnisme européen, VIe République...)

Invité du 20h de France 2 lundi soir, le chantre de la démondialisation a annoncé qu'il demanderait aux "impétrants" (François Hollande et Martine Aubry) de se prononcer sur les thèmes qu'il a défendus (protectionnisme européen, VIe République...)

A la question posée par David Pujadas, "est-il possible que vous ne donniez pas de consigne de vote", le député de Saône-et-Loire a répondu : "oui, c'est tout à fait possible, c'est une hypothèse que je n'écarte pas".

"Je leur ai annoncé que j'allais leur écrire une lettre que je rendrais publique, ils me répondront par écrit et nous publierons les échanges. Les citoyens pourront ainsi consulter mes demandes et leurs réponses."

"Naturellement je rendrai une position ... au vu du débat qui se tiendra mercredi soir" sur France 2 "et des réponses que les deux candidats impétrants auront faites à cette lettre", a-t-il précisé.

Avec 17% de voix obtenues au premier tour de la primaire socialiste dimanche, le député de Saône-et-Loire est arrivé troisième des six candidats devant Royal (7%), Valls (6%) et Baylet (moins de 1%). Il est en position d'arbitre pour le second tour qui oppose le député de Corrèze (arrivé premier avec plus de 39% des voix) à la maire de Lille (31% des voix).

Hollande et Aubry, "les deux faces d'une même pièce"
Pour Arnaud Montebourg, les deux candidats restant en lice, François Hollande et Martine Aubry, sont "les deux faces d'une même pièce", sans différence de projet.

"Cette primaire", a-t-il encore déclaré, "est une révolution démocratique". Ce sont "2,5 millions de citoyens" qui se sont déplacés et ont inscrit "à l'ordre du jour" la question de la mondialisation et de ses perdants, "les ouvriers, les jeunes, les femmes seules, les paysans...". "Ces questions seront la clé de la victoire de la gauche", a-t-il ajouté.

Il a souligné son succès personnel, "jusqu'à 25%" des suffrages dans certaines régions, en particulier la façade Est, frappée de plein fouet par la perte des emplois industriels.

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