Après un "vif échange" Copé-Fillon mardi matin, l'heure serait "à l'apaisement" selon le secrétaire général de l'UMP

Le secrétaire général de l\'UMP, Jean-François Copé
Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé (AFP - THOMAS SAMSON)

"Je veux bien reconnaître que, sur la forme, mes propos ont pu paraître excessifs mais, sur le fond, je maintiens. J'ai souhaité mettre les pieds dans le plat. Un lendemain d'élection, c'est le moment de se dire les choses. François Fillon a lui-même reconnu qu'il avait pu y avoir des maladresses de son côté", a-t-il dit à l'AFP.

"Je veux bien reconnaître que, sur la forme, mes propos ont pu paraître excessifs mais, sur le fond, je maintiens. J'ai souhaité mettre les pieds dans le plat. Un lendemain d'élection, c'est le moment de se dire les choses. François Fillon a lui-même reconnu qu'il avait pu y avoir des maladresses de son côté", a-t-il dit à l'AFP.

"On s'est parlé, lui (le Premier ministre) et moi, on s'est dit les choses" lors d'une réunion avec le président Nicolas Sarkozy, a affirmé le député-maire de Meaux. "Très sincèrement, l'heure est maintenant à l'apaisement", a-t-il ajouté, avant la réunion du bureau du groupe UMP à l'Assemblée nationale.

De son côté, François Fillon a déclaré mardi, devant les députés UMP, qu'il "considère que l'incident est clos" avec Jean-François Copé sur le débat sur la laïcité et qu'il ne se laissera "pas entraîner dans les polémiques".

L'UMP divisée par le débat sur la laïcité
Dans le parti majoritaire, la querelle s'est envenimée autour du débat sur la "laïcité" prévue le 5 avril par une UMP divisée, après des cantonales marquée par une forte poussée du Front national.

Mardi matin, le député UMP des Yvelines Etienne Pinte, très proche de François Fillon, avait estimé mardi sur Canal+ que Jean-François Copé devait "démissionner" de son poste de secrétaire général de l'UMP "s'il n'est pas d'accord avec le Premier ministre", et "le plus tôt sera le mieux".

Jean-François Copé avait reproché lundi à François Fillon de ne pas "jouer collectif" à propos du débat sur la laïcité et avait parlé de "posture" après les réserves émises par le chef du gouvernement sur l'organisation du débat controversé sur la laïcité.

Sarkozy n'aurait désavoué ni Copé ni Fillon

Selon un participant à la réunion mardi matin à l'Elysée cité par l'AFP, le chef de l'Etat n'a désavoué ni son Premier ministre ni le patron de l'UMP.

Le chef de l'Etat a évoqué la pétition contre le débat sur la laïcité publiée par le Nouvel Observateur et "signée par Tariq Ramadam qui prônait un moratoire sur la lapidation des femmes". "On croit rêver!", a-t-il lancé.

Le chef de l'Etat se félicite de la conquête du Val d'Oise par la droite
Au cours de ce petit-déjeuner, le président a fait le point sur les cantonales pour souligner que la défaite n'était pas de l'ampleur de celle annoncée. Il s'est félicité notamment de la conquête par la droite du Val-d'Oise, ancien fief du socialiste Dominique Strauss-Kahn.

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