Après la défaite, le plan "B" de Claude Bartolone

(Claude Bartolone au soir du 13 décembre 2015 ©maxPPP)

Lors des élections régionales, la gauche a perdu une région clé : l'Île-de-France. Claude Bartolone a échoué face à Valérie Pécresse, au terme d'une campagne très dure. Il espère maintenant retrouver le perchoir de l'Assemblée nationale, ce qui ne devrait pas poser de difficultés

Il a remis son sort entre les mains des députés socialistes. Claude Bartolone restera-t-il président de l’Assemblée nationale malgré la défaite aux élections régionales ? C’est mardi, en réunion de groupe socialiste, que la décision sera prise.

Il n'y a pas grand suspense. "Il sera réinvesti par acclamation ", croit savoir un conseiller parlementaire, une simple formalité, car "personne ne pense que sa défaite est une sanction personnelle ".

"Personne ", vraiment ? Ce n'est pas ce que disait hier soir un haut responsable du PS. "Si tu perds, tout le monde dira que c'est uniquement de ta faute ", a expliqué ce responsable à Claude Bartolone juste avant l'élection.

Ce qui est reproché à l'ex-patron du 93, c'est sa sortie sur "la candidate de la race blanche ", Valérie Pécresse, en milieu de semaine dernière. "Une formule maladroite ", dit-on face camera, "une idiotie ", pour la version hors micro.

"La candidate les Républicains a fait une campagne aux franges de l'extrême droite , c'est ce qui l'a fait gagner ", explique-t-on, d'ailleurs elle a capté des voix du FN dans l'entre-deux-tours. Mais cette campagne n'a pas été couverte, les médias regardant ailleurs, sur fond d'attentats à Paris. Résultat : les électeurs n'ont rien compris à la sortie de Claude Bartolone. Et cela a pesé dans les unes, sur fond d'usure du pouvoir socialiste, resté 17 ans à la tête de l'Île-de-France.

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