Richard Ferrand propose la nomination d'Alain Juppé au Conseil constitutionnel

Alain Juppé à la mairie de Bordeaux, le 23 janvier 2019.
Alain Juppé à la mairie de Bordeaux, le 23 janvier 2019. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

Le maire de Bordeaux et ancien Premier ministre succèderait au socialiste Lionel Jospin. Il a annoncé mercredi qu'il avait accepté cette proposition.

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a proposé, mercredi 13 février, la nomination du maire de Bordeaux et ancien Premier ministre Alain Juppé (ex-LR) comme membre du Conseil constitutionnel. Outre Alain Juppé, la nomination de l'ancien ministre Jacques Mézard a été proposée par Emmanuel Macron et celle du sénateur divers droite du Cher et ancien avocat de 68 ans, François Pillet, par le président du Sénat, Gérard Larcher.

Alain Juppé a annoncé mercredi qu'il avait accepté cette proposition. Néanmoins, cette nomination sera soumise à approbation de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République, dans le courant de la semaine du 18 février. Les trois nouveaux "sages" prendront leurs fonctions le 12 mars, en remplacement des partants du 11 mars.

Une probable démission de la mairie de Bordeaux

Le porte-parole de la mairie de Bordeaux a annoncé qu'Alain Juppé donnerait une conférence de presse jeudi pour s'adresser "aux Bordelais". Selon France 3 Aquitaine et France Bleu Gironde, Alain Juppé va démissionner de ses fonctions de maire. "J'ai décidé, il y a plusieurs mois, de ne pas me représenter à l'élection municipale de mars 2020. Je comptais annoncer cette décision au lendemain des élections européennes, fin mai prochain. Ma nomination bouleversera ce calendrier", écrit-il dans un communiqué mercredi.

Alain Juppé, qui devrait ainsi succéder à Lionel Jospin parmi les "sages", est "un homme d'Etat, fort d'une expérience de la décision publique, qui saura avec une véritable exigence républicaine garantir le respect des principes et des règles fondamentales de la Constitution de la République", fait valoir Richard Ferrand dans son communiqué.

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