Afghanistan : François Hollande veut le retrait des troupes d'ici la fin 2012

Soldats français en Afghanistan
Soldats français en Afghanistan (AFP/ Joêl Saget)

Les réactions se succèdent après l'annonce de la mort de quatre soldats français en Afghanistan. Nicolas Sarkozy estime que la question d'un "retour anticipé" est posée, François Hollande le veut d'ici la fin 2012, le PCF réclame le retrait immédiat.

Les réactions se succèdent après l'annonce de la mort de quatre soldats français en Afghanistan. Nicolas Sarkozy estime que la question d'un "retour anticipé" est posée, François Hollande le veut d'ici la fin 2012, le PCF réclame le retrait immédiat.

Quatre soldats français ont été tués et huit autres bléssés, vendredi 20 janvier en Afghanistan. Ce sont 82 militaires qui ont perdu la vie depuis 2001.

Nicolas Sarkozy, qui avait emboîté le pas à Barack Obama pour annoncer le retrait des troupes d'ici 2014, juge désormais la question du retrait "posée". Les réactions politiques se multiplient :

  • François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle, a réaffirmé vendredi sa "volonté de retirer nos forces d'Afghanistan, le plus rapidement possible, au plus tard à la fin de l'année 2012".

    Il adresse toutes ses "pensées" aux "familles" et aux "proches" des quatre soldats français tués et des huit autres blessés.

  • Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a qualifié de "tragédie s'apparentant à un assassinat" la mort en Afghanistan de ces hommes. Il a précisé que parmi les bléssés, l'un d'entre eux avait été plus gravement touché.
  • Le Parti communiste français (PCF) "exige que la France retire immédiatement ses troupes". Il "exprime son émotion" et "partage la douleur des familles ainsi cruellement frappées."

    "Le constat, pourtant évident à faire, de l'inanité de la guerre de l'OTAN en Afghanistan, de son échec programmé pour une coalition occidentale considérée comme une force d'occupation, n'aura pas suffi. Il aura donc fallu 82 morts dans cette guerre sans issue, ce fiasco militaire et politique, pour que les autorités françaises posent la question d'un retour anticipé des troupes françaises", conclut le PCF.