VIDEO. Ecoutes de Nicolas Sarkozy : la justice va trancher

France 2

La Cour de cassation doit rendre son avis, mardi, sur la légalité des écoutes de l'ex-chef de l'Etat et de son avocat.

La Cour de cassation va-t-elle donner raison à Nicolas Sarkozy ? La justice doit se prononcer, mardi 22 mars, sur la légalité d'écoutes téléphoniques ayant visé l'ancien chef de l'Etat, mis en examen pour corruption et trafic d'influence.

Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir de Gilbert Azibert, alors magistrat à la Cour de cassation, et par l'entremise de son avocat historique Thierry Herzog, des informations couvertes par le secret. Et ce, dans le cadre d'une procédure sur la saisie de ses agendas, en marge de l'affaire Bettencourt, dans laquelle il a bénéficié d'un non-lieu.

Plusieurs mois de sursis pour Sarkozy ?

En échange, Nicolas Sarkozy devait intervenir en faveur de Gilbert Azibert pour qu'il obtienne un poste de prestige à Monaco, ce qu'il n'a finalement pas fait. L'ex-président y voit la démonstration qu'il n'a rien à se reprocher. Pour les enquêteurs, ce revirement peut toutefois s'expliquer par le fait que Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog venaient alors d'apprendre que leurs téléphones non officiels avaient été placés sur écoute.

Devant la Cour de cassation, lors de l'audience qui a eu lieu le 28 janvier, l'avocat de l'ancien chef de l'Etat, Patrice Spinosi, s'en est pris à ces "écoutes au long cours, à filet dérivant". Si la Cour de cassation décidait d'ordonner un nouvel examen du dossier, la procédure en serait retardée de plusieurs mois.

 

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