Affaire des écoutes : le procès de Nicolas Sarkozy s’ouvre à Paris

FRANCE 2

Nicolas Sarkozy est face aux juges, lundi 23 novembre, dans le cadre de l’affaire dite des écoutes. L’ancien chef de l’État est poursuivi pour "corruption et trafic d’influence" avec son avocat, Thierry Herzog, et l’ancien haut magistrat, Gilbert Azibert.

Le procès de Nicolas Sarkozy, poursuivi pour "corruption et trafic d’influence" dans l’affaire dite des écoutes, s’ouvre lundi 23 novembre, à Paris. C’est la deuxième fois qu’un ancien chef de l’État comparaît en correctionnelle, mais la première pour "corruption". "La première fois, c’était Jacques Chirac, pour une affaire différente, à savoir celle des emplois fictifs. Là, concernant l’ancien président, Nicolas Sarkozy, les faits ont débuté il y a environ sept ans", rappelle le journaliste de France Télévisions, Éric Pelletier, sur le plateau de France 2.

Jusqu’à dix ans de prison et un million d’euros d’amendes

À l’époque, les juges d’instruction s’aperçoivent que Nicolas Sarkozy et son avocat, Me Thierry Herzog, conversaient à travers deux lignes téléphoniques achetées sous un faux nom. Ils mettent alors ces deux lignes sur écoute. Selon l’accusation, l’ancien chef de l’État a cherché à influencer une décision de la Cour de cassation, en s’appuyant sur un magistrat, Gilbert Azibert, auquel il aurait promis un poste à Monaco en échange. "Pour ces faits de corruption présumée, il risque jusqu’à dix ans de prison et un million d’euros d’amende. Nicolas Sarkozy conteste toute intervention et fait valoir que ce fameux poste à Monaco n’a jamais été attribué à Gilbert Azibert", précise Éric Pelletier.

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