Affaire Karachi : l'homme d'affaires Ziad Takieddine remis en liberté

L\'homme d\'affaires Ziad Takieddine, en octobre 2012, dans son appartement parisien.
L'homme d'affaires Ziad Takieddine, en octobre 2012, dans son appartement parisien. (ANTONIOL ANTOINE / SIPA)

Le Franco-Libanais, personnage central du volet financier de l'affaire, avait été renvoyé en prison fin décembre après avoir bravé une interdiction de quitter la France. 

L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, personnage central de l'affaire Karachi, avait été renvoyé en prison fin décembre, après avoir bravé une interdiction de quitter la France. La cour d'appel de Paris a ordonné, jeudi 27 février, sa remise en liberté, a annoncé un de ses avocats, Me Dominique Penin.

Mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, Ziad Takieddine avait obtenu mi-décembre un assouplissement de son contrôle judiciaire et récupéré pour deux semaines son passeport, afin de se rendre au Sénégal. Mais il avait été arrêté en gare de Londres fin décembre, alors qu'il s'apprêtait à rentrer en France après s'être rendu à Beyrouth. Il avait alors été remis en détention.

"On ne lui reprochait pas d'avoir voulu fuir la France, mais d'être allé à Beyrouth et non au Sénégal", a indiqué Me Penin. Ziad Takieddine reste soumis à un contrôle judiciaire strict qui lui interdit de quitter le territoire. Il doit par ailleurs se présenter régulièrement aux services de police, et a reçu l'obligation de restituer ses passeports.

Circuit de rétrocommissions

Dans le volet financier de l'affaire Karachi, Ziad Takieddine a plusieurs fois été mis en examen. Il est soupçonné d'avoir joué le rôle d'intermédiaire dans un circuit de rétrocommissions sur des contrats d'armement signés par la France en 1994. Ces rétrocommissions auraient abouti au financement illicite de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.

Les magistrats instructeurs, Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, ont récemment bouclé leur enquête. Il revient au parquet de prendre des réquisitions avant un éventuel renvoi en correctionnelle des mis en cause.

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