Nicolas Sarkozy sur TF1 : "Je le sens autant lutteur sur la forme, que cerné sur le fond" estime l'élu PS François Kalfon

Le conseiller régional socialiste d\'Ile-de-France, François Kalfon, était l\'invité de l\'émission \"Tout est politique\", jeudi 22 mars, sur franceinfo.
Le conseiller régional socialiste d'Ile-de-France, François Kalfon, était l'invité de l'émission "Tout est politique", jeudi 22 mars, sur franceinfo. (FRANCEINFO)

Le conseiller régional socialiste d'Ile-de-France, François Kalfon, était l'invité de l'émission "Tout est politique", jeudi, sur franceinfo.

Le conseiller régional d'Ile-de-France et membre de la direction collégiale du PS, co-fondateur de Gauche Nouvelle, François Kalfon, était l'invité de l'émission "Tout est politique", jeudi 22 mars, sur franceinfo. Il réagit à l'interview de Nicolas Sarkozy sur TF1.

Sur le plateau du 20 heures de la chaîne de télévision, jeudi, l'ancien chef de l'État a assuré qu'il n'avait "jamais trahi la confiance des Français" et qu'il ferait "triompher son honneur" au lendemain de sa mise en examen dans le cadre de l'enquête sur des soupçons de financement par des fonds libyens de sa campagne électorale de 2007.

"Je le sens autant lutteur sur la forme, que cerné sur le fond", a estimé François Kalfon, soulignant le "brio dans l'exécution d'éléments de langage" utilisé par l'ancien président qui a su éviter, selon lui, "d'éreinter les policiers et les magistrats à dessein, puisqu'il y a plusieurs instruction en cours." 

Pour François Kalfon, Nicolas Sarkozy est "un tout petit peu dans la nasse", avec un "faisceau de présomption graves et concordantes" contre lui.

"Des gens parfaitement fréquentables à l'époque"

"Tout cela n'est pas spontané, tout cela est écrit (...), tout cela est ciselé, analyse le conseiller régional qui souligne que "la bande de Sarkozy était allée en délégation" voir ce que Nicolas Sarkozy qualifie désormais de "bande" de Kadhafi et que, "à l'époque, ce n'était ni des 'escrocs' ni des 'bandits', c'étaient des gens parfaitement fréquentables par tous ceux-là mêmes qui sont mis en cause par les juges aujourd'hui".