Mis en examen, Sarkozy dénonce "l'enfer" de la "calomnie"

Nicolas Sarkozy fait un discours à Paris, le 20 novembre 2016.
Nicolas Sarkozy fait un discours à Paris, le 20 novembre 2016. (ERIC FEFERBERG / POOL / AFP)

L'ancien chef de l'Etat a été mis en examen pour "corruption passive", "financement illégal de campagne électorale" et "recel de fonds publics libyens" et il a été placé sous contrôle judiciaire.

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Il veut s'expliquer. Mis en examen dans l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne en 2007, Nicolas Sarkozy a invoqué devant les juges l'absence de "preuve matérielle" et affirmé vivre "l'enfer de la calomnie", dans une contre-attaque qu'il poursuivra à la télévision. L'ancien chef de l'Etat sera l'invité du journal télévisé de TF1, jeudi 22 avril.

Nicolas Sarkozy nie en bloc. Le Figaro publie un texte qu'il présente comme les propos que l'ex-président a tenu face aux magistrats lors de sa comparution à l'issue de sa garde à vue. Nicolas Sarkozy y dénonce l'absence de "preuve matérielle". "Pendant les 24 heures de ma garde à vue, j'ai essayé avec toute la force de conviction qui est la mienne de montrer que les indices graves et concordants qui sont la condition de la mise en examen n'existaient pas", se défend-il. D'après le journal, l'ex-président a demandé à être placé sous le statut de témoin assisté.

Nombreuses réactions chez Les Républicains. A droite, le placement en garde à vue de l'ancien président a scandalisé : le patron du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, a ainsi jugé la mesure "humiliante et inutile". "Je ne suis pas juge ni procureur mais il y a visiblement un acharnement, incompréhensible", a ajouté le chef de file des députés LR, Christian Jacob.

Deux jours de garde à vue. L'ancien président a été placé en garde à vue dès mardi matin dans les locaux de l'office anticorruption (Oclciff) à Nanterre, près de Paris. Son audition, interrompue mardi soir, avait repris mercredi matin. Après s'être vu signifier sa mise en examen, il a regagné son domicile dans le 16e arrondissement.

De nouveaux éléments. Qu'est-ce qui a permis aux magistrats de mettre directement en cause l'ancien chef de l'Etat ? Selon Le Monde, plusieurs anciens dignitaires du régime Kadhafi auraient livré de récents témoignages confirmant les soupçons de financement illicite. "Depuis plusieurs semaines, la justice française dispose, en outre, de nombreux documents saisis lors d’une perquisition menée en 2015 au domicile suisse d’Alexandre Djouhri", ajoute le journal.

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