Une ex-collaboratrice du député LREM Christophe Arend porte plainte contre lui pour harcèlement et agression sexuels

Le député LREM de Moselle, Christophe Arend, le 31 janvier 2018 à l\'Assemblée nationale.
Le député LREM de Moselle, Christophe Arend, le 31 janvier 2018 à l'Assemblée nationale. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Une première plainte pour ces faits a été classée sans suite fin novembre. La jeune femme doit par ailleurs être jugée vendredi pour dénonciation calomnieuse, après une plainte de l'élu LREM Christophe Arend.

Une ancienne assistante parlementaire du député La République en marche (LREM) de Moselle, Christophe Arend, a de nouveau déposé plainte contre l'élu pour harcèlement sexuel et agression sexuelle, ont annoncé jeudi 4 octobre les avocats de la plaignante dans un communiqué transmis à franceinfo.

Le 20 octobre dernier, l'ex-assistante parlementaire avait déjà accusé le député de Moselle des mêmes faits. Outre des "réflexions sur le physique", la jeune femme avait notamment affirmé que le député lui avait introduit son doigt dans la bouche en mimant une fellation. En réponse, l'élu assurait n'avoir "aucune chose à [se] reprocher".

Une plainte classée sans suite en novembre

La plainte de la jeune femme a été classée sans suite fin novembre par le procureur de la République de Sarreguemines (Moselle). Le parquet dénonçait de "nombreuses incohérences et contradictions dans les déclarations de la plaignante", assurant que c'était souvent elle qui envoyait au député des "propositions sans équivoques", à caractère sexuel. Cette fois, la plaignante, Marie*, se porte également partie civile, une procédure qui permet le déclenchement d'une enquête par un juge d'instruction.

Cette nouvelle plainte intervient alors que la plaignante doit elle-même comparaître au tribunal correctionnel de Sarreguemines vendredi 5 octobre pour dénonciation calomnieuse, après une plainte de l'élu LREM. Mais compte tenu du dépôt de cette nouvelle plainte par Marie, ses avocats vont demander une suspension de la procédure pour dénonciation calomnieuse, afin qu'elle soit jugée après la plainte pour harcèlement et agression sexuels. "Il serait scandaleux que le tribunal puisse traiter demain le fond du dossier alors qu'une procédure est en cours avec la désignation d'un juge d'instruction", justifie auprès de franceinfo Ivan Terel, l'un des avocats de la plaignante.

Contacté par franceinfo, l'avocat de Christophe Arrend dénonce de son côté une "stratégie" de la plaignante "pour ne pas avoir à comparaître" vendredi. Joint par franceinfo, le parquet de Sarreguemines se refuse à tout commentaire sur cette nouvelle plainte.

* Le prénom a été modifié.

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