VIDEO. Affaire Cahuzac : petite histoire des menteurs en politique

FRANCE INFO

Jérôme Cahuzac n'est pas le premier responsable politique à mentir les yeux dans les yeux aux Français.

De l'affaire Cahuzac aux écoutes commanditées par François Mitterrand, la Ve République a connu des épisodes de mensonges mémorables. Si Jérôme Cahuzac a marqué l'opinion en mentant sur son compte en Suisse à l'Assemblée nationale, il n'est pas le premier politique à se permettre des arrangements avec la vérité.

En 1974, le président Georges Pompidou est très malade. Le chef de l'Etat a appris quelques années plus tôt qu'il était atteint d'un cancer du sang. Pourtant, les déclarations officielles ne font état que de simples "grippes". Un mensonge d'Etat qui poussera la classe politique à demander aux présidents de rendre compte sur leur état de santé. Une réforme qui n'empêchera pas François Mitterrand de mentir à son tour, durant plusieurs années, sur son état de santé et sur le cancer dont il était atteint.

"Tout le monde a menti"

Le président socialiste s'est rendu coupable d'autres mensonges.  "L'Elysée n'écoute rien. Il n'y a pas de système d'écoute ici", avait par exemple affirmé 1993 le président socialiste au sujet des accusations de la presse sur un système d'écoutes, à visée politique, commandité par l'Elysée. Par la suite, des documents et des témoignages viendront réfuter la version de Mitterrand.

De son côté, Bernard Tapie reconnaîtra sur France 2 avoir menti dans l'affaire du match arrangé VA-OM : "Tout le monde a menti. Moi aussi j'ai menti." Plus récemment, tout le monde se souvient de la promesse de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2012 d'arrêter la politique en cas de défaite. Quatre ans plus tard, l'ancien président est candidat à la primaire de la droite.

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