INFO FRANCEINFO. L'association de lutte contre la corruption Transparency France tire un bilan positif du quinquennat

François Hollande s\'exprime sur la moralisation de la vie politique à l\'issue du conseil des ministres du 10 avril 2013. 
François Hollande s'exprime sur la moralisation de la vie politique à l'issue du conseil des ministres du 10 avril 2013.  (MAXPPP)

L'association Transparency France publie lundi un bilan du quinquennat de François Hollande en matière de transparence de la vie publique et de lutte contre la corruption. 

L'association Transparency France, organisation de la société civile de lutte contre la corruption, publie lundi 19 décembre un bilan du quinquennat de François Hollande en matière de transparence de la vie publique et de lutte contre la corruption. Elle fait onze recommandations aux candidats à la prochaine élection présidentielle.

Des avancées notables ces cinq dernières années...

Le scandale de l'affaire Cahuzac en 2013 a fait office d'électrochoc. Dans la foulée sont créés une haute autorité pour la transparence de la vie publique et un parquet national financier dédié à la fraude fiscale. À la clé, un meilleur contrôle du patrimoine des élus et des éventuels conflits d'intérêts, mais aussi des peines plus lourdes infligées aux délinquants économiques, fussent-ils ministres. De quoi amorcer un "changement de culture", selon Transparency France. L'organisation salue également la loi Sapin II votée à l'automne, qui protège les lanceurs d'alerte et introduit des mesures anti-corruption dans l'entreprise. Autre avancée : la limitation du cumul des mandats, qui entre en vigueur en 2017. 

... mais beaucoup reste à faire

Dans son bilan, Transparency France souligne le peu d'encadrement du lobbying en France. La fabrication de la loi, ainsi que l'utilisation par les élus de leur indemnité de frais de mandat restent très opaques. Tout candidat à une élection devrait avoir un casier judiciaire vierge. Ce n'est pas le cas aujourd’hui. Enfin, selon l'organisation, les comptes des partis politiques devraient pouvoir être vérifiés pendant les campagnes électorales, afin d'éviter de nouvelles affaires Bygmalion. L'enjeu est important, car la défiance est immense. Selon un sondage révélé en août par Transparency France, plus d'un Français sur deux estime que la plupart des décideurs publics sont corrompus.