"Selon que vous soyez puissant ou misérable...", la dispense de peine pour Christine Lagarde au cœur des critiques

Christine Lagarde, à la Cour de justice de la république le 12 décembre, n\'était pas présente le jour de son jugement, lundi 19 décembre. 
Christine Lagarde, à la Cour de justice de la république le 12 décembre, n'était pas présente le jour de son jugement, lundi 19 décembre.  (MARTIN BUREAU / AFP)

Les réactions politiques n'ont pas tardé, après la décision de la cour de justice de la République qui juge Christine Lagarde coupable de négligence mais ne la condamne à aucune peine. 

Ni prison ni amende pour l'ex-ministre de l'Economie Christine Lagarde. Si elle s'est bien rendue coupable de "négligence" dans sa gestion de l'arbitrage Tapie, selon le jugement de la cour de justice de la République (CJR) rendu lundi 19 décembre, la patronne du FMI a été dispensée de peine

Interrogée par franceinfo, Pascale Loué-Guillaume, membre de l'Union syndicale des magistrats, n'a pas hésité à critiquer le "mélange des genres" en cours dans cette juridiction d'exception qui comporte plus de parlementaires que de magistrats. Les réactions n'ont pas tardé à fuser aussi sur les réseaux sociaux. 

Les élus de tous bords ont réagi. A gauche d'abord, Laurent Baumel, député PS, a critiqué sur Twitter "un jugement bien doux". 

Julien Bayou, porte-parole d'EELV, lui aussi fustigé "une parodie de justice".

Dans la même ligne François Bayrou, président du MoDem a déclaré sur BFMTV que "la question de l’égalité des justiciables devant la justice, selon que vous serez puissant ou misérable, est aujourd’hui posée", en citant Jean de La Fontaine. 

Le communiste Pierre Laurent a lui mis au regard cette décision avec le licenciement d'une caissière "pour 85 centimes" en août dernier.

A l'autre bout de l'échiquier politique, Florian Philippot (FN) a fait entendre la même musique.