Affaire Tapie : l'Elysée rejette les accusations de Claude Guéant

Claude Guéant, alors ministre de l\'Intérieur, le 2 décembre 2011 à Paris.
Claude Guéant, alors ministre de l'Intérieur, le 2 décembre 2011 à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

L'ancien secrétaire général de l'Elysée sous Nicolas Sarkozy reproche au palais présidentiel d'avoir livré à la justice des archives dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Tapie.

L'Elysée affirme avoir "agi dans le strict respect de la loi". Dans un communiqué diffusé dimanche 1er juin, le palais présidentiel répond aux attaques de Claude Guéant, qui reproche à l'Elysée d'avoir livré à la justice des archives "du précédent président" dans le cadre de l'affaire Tapie.

En réponse à l'ancien secrétaire général de l'Elysée sous Nicolas Sarkozy, qui a parlé de "scandale d'Etat", la présidence estime avoir "agi dans le strict respect de la loi et des réquisitions de l'autorité judiciaire". Elle précise que "dans le cadre de l'instruction suivie par le juge Tournaire et sur la demande expresse de ce dernier, elle lui a communiqué les seuls éléments d'information requis qui se trouvaient disponibles dans les services de l'Elysée".

Les archives papier de Guéant seraient introuvables

Selon une source proche du dossier, les juges d'instruction ont demandé à l'Élysée, en mars 2013, de leur envoyer "tous documents" conservés à la présidence de la République en lien avec le litige entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais. Toujours selon la même source, l'Elysée a répondu en avril 2013 que, concernant Claude Guéant, son "fonds d'archives papier" n'avait pas été versé aux Archives nationales et qu'il n'en avait pas été trouvé trace à la présidence de la République. Celle-ci a toutefois fait parvenir aux juges divers documents, comme ils le lui demandaient.

Les trois juges financiers chargés du dossier enquêtent sur les conditions dans lesquelles les pouvoirs publics ont décidé, en 2007, de recourir à un tribunal arbitral plutôt qu'à la justice ordinaire pour mettre fin au conflit entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais sur la vente d'Adidas dans les années 1990. Ils soupçonnent que cette décision a été motivée par une volonté de favoriser l'homme d'affaires.

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