DIRECT. Affaire Karachi : Edouard Balladur devant la justice pour le financement de sa campagne de 1995

Edouard Balladur et François Léotard, le 15 novembre 1994 à Paris.
Edouard Balladur et François Léotard, le 15 novembre 1994 à Paris. (PATRICK KOVARIK / AFP)

Plus de vingt-cinq ans après la campagne malheureuse d'Edouard Balladur à la présidentielle, l'ancien Premier ministre fait face à la justice dans ce volet de la tentaculaire affaire Karachi.

Y a-t-il eu financement occulte de la campagne malheureuse d'Edouard Balladur à la présidentielle de 1995 ? Plus de vingt-cinq ans après, l'ancien Premier ministre fait face à la justice, mardi 19 janvier, dans ce volet de la tentaculaire affaire Karachi. Edouard Balladur est accusé d'avoir été derrière un système de rétrocommissions illégales sur d'importants contrats d'armement avec l'Arabie saoudite et le Pakistan, destinées à renflouer ses comptes de campagne dans une élection marquée par la guerre fratricide à droite avec Jacques Chirac. Suivez notre direct.

"Complicité d'abus de biens sociaux". Edouard Balladur doit être jugé jusqu'au 11 février devant la Cour de justice de la République (CJR) aux côtés de son ancien ministre de la Défense François Léotard pour "complicité d'abus de biens sociaux", l'ex-Premier ministre comparaissant également pour "recel" de ce délit.

 Les deux hommes présents au procès. Edouard Balladur, 91 ans, sera présent à l'ouverture du procès, a assuré à l'AFP l'un de ses avocats. D'après Félix de Belloy, "il veut faire face à ses juges et répondre à leurs questions". François Léotard, 78 ans, qui a un temps fait savoir qu'il était malade, devrait finalement venir et "se défendre lui-même", ont indiqué des sources judiciaires.

Sept mois après un autre procès. Le dossier arrive devant la CJR, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour des infractions commises pendant leur mandat, sept mois après les sévères condamnations dans le volet non gouvernemental de la même affaire. Les proches d'Edouard Balladur ne pouvaient ignorer "l'origine douteuse" des fonds versés sur les comptes de la campagne de 1995, avait estimé le tribunal correctionnel de Paris en juin.

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