Affaire Karachi : Edouard Balladur jugé du 18 janvier au 19 février par la Cour de justice de la République

L\'ancien Premier ministre Edouard Balladur à l\'église Saint-Sulpice à Paris, le 30 septembre 2019 (photo d\'illustration).
L'ancien Premier ministre Edouard Balladur à l'église Saint-Sulpice à Paris, le 30 septembre 2019 (photo d'illustration). (ERIC FEFERBERG / AFP)

L'ancien Premier ministre comparaîtra pour "complicité d'abus de biens sociaux" et "recel" de ces délits.

Edouard Balladur va être jugé du 18 janvier au 19 février 2021 par la Cour de justice de la République (CJR) dans le volet financier de l'affaire Karachi, a appris jeudi 27 août franceinfo de source judiciaire, confirmant une information de l'AFP. L'ancien Premier ministre comparaîtra pour "complicité d'abus de biens sociaux" et "recel" de ces délits. 

Son ancien ministre de la Défense François Léotard sera également jugé pour "complicité" devant la CJR. La Cour de justice de la République est la seule habilitée à juger les ministres pour des infractions commises au cours de leur mandat.

Soupçons de financement occulte de la campagne présidentielle de 1995

L'affaire Karachi concerne des soupçons de financement occulte de sa campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, alimentée notamment par le versement de rétrocommissions.

Cette affaire a déjà donné lieu à un procès devant le tribunal correctionnel de Paris en octobre 2019. Quelques mois après, la justice a prononcé des peines de deux à cinq ans de prison ferme à l'encontre de six prévenus. La plus lourde peine, cinq ans de prison, a été infligée aux intermédiaires du "réseau K", l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine et son ancien associé Abdul Rahman Al Assir. Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet et chef de campagne d'Edouard Balladur, et Renaud Donnedieu de Vabres, alors proche collaborateur du ministre de la Défense François Léotard, ont été condamnés à cinq ans de prison dont deux avec sursis et à de lourdes amendes.

Dès le 30 septembre 2019, la CJR avait annoncé sa décision de juger Edouard Balladur et François Léotard pour "complicité d'abus de biens sociaux" et, pour l'ancien Premier ministre, recel de ces délits. Les deux hommes s'étaient pourvus en cassation. Le rejet de ces pourvois le 13 mars dernier avait confirmé la tenue d'un procès, dont on connait désormais les dates.

Vous êtes à nouveau en ligne