Myriam El Khomri veut "clarifier" le statut des assistants parlementaires

La ministre du Travail, Myriam El Khomri, le 23 novembre 2016 à l\'Assemblée nationale.
La ministre du Travail, Myriam El Khomri, le 23 novembre 2016 à l'Assemblée nationale. (CITIZENSIDE/YANN BOHAC / CITIZENSIDE)

"On ne peut pas laisser croire que ce sont des emplois fictifs ou très bien payés", explique-t-elle dans "Le Parisien".

Après les affaires Fillon et Le Roux, le statut des attachés parlementaires pourrait s'éclaircir. C'est en tout cas le souhait de la ministre du Travail, Myriam El Khomri, qui a adressé lundi 27 mars une lettre au président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, ainsi qu’au président du Sénat, Gérard Larcher. "On ne peut pas laisser croire que ce sont des emplois fictifs ou très bien payés, explique-t-elle dans une interview au Parisien. Il est temps de clarifier les choses et de mieux garantir les droits des attachés parlementaires."

"Dans un pays où 95% des salariés sont couverts par une convention collective, il n’est pas normal que les collaborateurs des parlementaires, à l’Assemblée comme au Sénat, se retrouvent encore dans un vide conventionnel", explique la ministre du Travail. Elle demande notamment la création d'un "cadre identique" pour tous les collaborateurs, que ce soit à l’Assemblée ou au Sénat.

Myriam El Khomri s'exprime sur le "comportement de François Fillon"

La ministre parle en connaissance de cause puisqu'elle a elle même été attachée parlementaire "à temps partiel" auprès de Daniel Vaillant. "Le nombre de missions est très vaste, c’est divers", se remémore-t-elle.

Enfin, la ministre est revenue sur les affaires Fillon et Le Roux qui ont entaché le métier d'assistant parlementaire. "Je trouve assez marquant le décalage entre la rapidité de la décision de Bruno Le Roux de donner sa démission et le comportement de François Fillon, en désaccord avec ses propres engagements et une éthique politique", explique Myriam El Khomri.