Une perquisition a été conduite mercredi au domicile de Françoise Meyers-Bettencourt, fille de Liliane Bettencourt

Liliane Bettencourt (à gauche) et sa fille, Françoise Bettencourt-Meyers, à Paris le 6 juillet 2010
Liliane Bettencourt (à gauche) et sa fille, Françoise Bettencourt-Meyers, à Paris le 6 juillet 2010 (AFP - PATRICK KOVARIK)

Selon le Figaro, les policiers de la brigade financière se sont présentés mercredi à 6h30 au domicile de Mme Meyers-Bettencourt, sur réquisition du procureur de Nanterre Philippe Courroye.Selon son avocat Me Metzner, cette perquisition a été réalisée en l'absence de sa cliente et les policiers ont saisi des agendas.

Selon le Figaro, les policiers de la brigade financière se sont présentés mercredi à 6h30 au domicile de Mme Meyers-Bettencourt, sur réquisition du procureur de Nanterre Philippe Courroye.

Selon son avocat Me Metzner, cette perquisition a été réalisée en l'absence de sa cliente et les policiers ont saisi des agendas.Les policiers ont également emporté avec eux un ordinateur et saisi ce qu'on leur avait déjà remis : les transcriptions des écoutes. Selon l'avocat, la perquisition "s'est terminée vers midi. Ils sont repartis très déçus".

"Je pense que cette perquisition était un leurre. On annonce partout l'audition de M. Woerth et, comme par hasard, on va ailleurs chez la victime principale de cette affaire à 6h45 du matin", a fait valoir l'avocat de Françoise Meyers-Bettencourt.

Les enquêteurs, qui agissaient dans le cadre de l'enquête sur l'atteinte à la vie privée, objet d'un dépôt de plainte de Liliane Bettencourt, cherchent à déterminer dans quelles circonstances le maître d'hôtel de la milliardaire, Pascal Bonnefoy, a décidé d'enregistrer des conversations de l'héritière de L'Oréal avec son entourage, entre mai 2009 et mai 2010.

"Tout est transparent, nous n'avons rien à cacher"
Françoise Bettencourt-Meyers, qui a transmis à la police ces enregistrements après les avoir reçus du majordome, a indiqué à plusieurs reprises qu'elle n'était pas à l'origine de ces écoutes. "Tout est transparent, nous n'avons rien à cacher", a affirmé Me Metzner, rappelant que Françoise Meyers-Bettencourt avait d'elle-même remis les enregistrements et leurs transcriptions à la justice.

"On s'étonne encore une fois que le parquet de Nanterre s'intéresse beaucoup plus à la façon dont l'information a été obtenue qu'à l'information elle-même. C'est un nouvel écran de fumée, mais cela ne nous gêne pas", a-t-il assuré.

Réfutant que sa cliente ait cherché à inciter d'anciens salariés de Mme Bettencourt à apporter des témoignages suggérant un abus de faiblesse de la part du photographe François-Marie Banier, Me Metzner a dit: "Qu'ils cherchent autant qu'ils veulent, il n'y a aucun problème là-dessus." L'ex-comptable de l'héritière de L'Oréal, Claire Thibout, a reçu 400.000 euros de François Meyers-Bettencourt après son licenciement par Liliane Bettencourt. Il s'agissait selon la fille de la milliardaire de respecter une demande de son père défunt.