Affaire Bettencourt : Sarkozy et Woerth seront fixés le 24 septembre

Nicolas Sarkozy, le 3 juin 2013 à Londres (Royaume-Uni).
Nicolas Sarkozy, le 3 juin 2013 à Londres (Royaume-Uni). (ANDREW COWIE / AFP)

Saisie par les personnes mises en examen de motifs en nullité, la cour d'appel de Bordeaux rendra ce jour là sa décision.

Dans l'affaire Bettencourt, Nicolas Sarkozy et Eric Woerth devront attendre le 24 septembre pour être fixé sur leur sort. Saisie de motifs de nullité par les personnes mises en examen dont l'ancien président de la République, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux l'a annoncé mardi 2 juillet. Si la cour décide de suivre les réquisitions du parquet, elle mettra fin aux poursuites contre les deux hommes.

Cette audience à huis clos, destinée à examiner les éventuelles nullités de procédure de l'affaire, était l'occasion, pour les douze mis en examen du volet de l'enquête consacrée aux éventuels "abus de faiblesse" commis à l'égard de Liliane Bettencourt, d'attaquer l'instruction menée par les juges d'instruction Cécile Ramonatxo, Valérie Noël et, surtout, Jean-Michel Gentil.

Une expertise pilonnée par la défense

Lors de l'audience, les avocats de la défense s'en sont pris à l'expertise conduite le 7 juin 2011 sur Mme Bettencourt, au domicile de celle-ci à Neuilly-sur-Seine, par cinq experts sous la direction du juge. Cet examen est la pièce maîtresse du dossier, car il établit son état de faiblesse et tous les abus qui en auraient découlé.

Ils reprochent notamment au juge Gentil ses liens d'amitiés avec l'une des expertes, Sophie Cromb et d'avoir fait appel à deux neurologues ne figurant pas sur la liste des experts de la Cour d'appel. Mais l'avocat général Pierre Nalbert a estimé pour sa part, de sources concordantes, que l'examen médical de Liliane Bettencourt, le 7 juin 2011, était juridiquement valable.

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