VIDÉO. Levallois-Perret : "Les Levalloisiens considèrent que les Balkany sont les plus à même de gérer la majorité municipale"

FRANCEINFO / RADIOFRANCE

Selon David-Xavier Weiss, maire adjoint de Levallois-Perret, invité sur franceinfo lundi, le moral de Patrick Balkany, trois jours après son incarcération pour fraude fiscale, est "bon".

"Il n'y aura aucune rupture de charge, les services seront assurés de façon classique et transparente", assure sur franceinfo David-Xavier Weiss, maire adjoint de Levallois-Perret où une réunion de la majorité municipale doit se tenir lundi 16 septembre, trois jours après l'incarcération du maire Patrick Balkany pour "fraude fiscale". Il est remplacé à la tête de la mairie par son épouse Isabelle Balkany. "Alors ça peut choquer, ça peut faire rire mais Balkany c'est une marque, c'est comme Nike, comme Coca-Cola, Patrick Balkany c'est une marque d'amour entre des Levalloisiens et un maire", conclut-il.

franceinfo : Comment va Patrick Balkany après trois nuits en prison ?

David-Xavier Weiss : Il va bien, son moral est bon. Vous savez, c'est quelqu'un qui a eu un parcours de vie très difficile. Son père était un rescapé des camps d'Auschwitz et je pense que cela forge un caractère. Cela a forgé sa détermination, que ce soit lors d'épreuves politiques ou lors des épreuves judiciaires qu'il a pu traverser. Mais je ne pensais pas que cette peine allait être effective. Il y a une forme de disproportion dans la peine qui a été demandée. Patrick Balkany a certes commis une erreur fiscale, une sous-évaluation de son patrimoine, il l'a reconnu. Mais quand on voit dans le même week-end que la garde des Sceaux a elle-même sous-évalué son patrimoine et qu'elle reste sous les dorures de la République, même si ce n'est pas un dossier fiscal, il y a quand même deux poids, deux mesures. En réalité, il paie pour toute une classe politique qui a été moins scrupuleuse que lui, pour une époque, les années 1990, qui a trouvé un bouc-émissaire.

Pendant son absence, c'est son épouse Isabelle Balkany qui prend sa place alors même qu'elle aussi a été condamnée, vous trouvez cela normal ?

Ce que je ne comprends pas c'est que cela vous étonne. Le maire reste maire jusqu'à la fin du mandat, qu'on le veuille ou non. Quand le maire est empêché, là c'est parce qu'il est en prison, c'est le premier adjoint qui prend les rênes. On ne va pas convoquer de nouvelles élections à six mois des municipales. Et puis, de toute façon, cela fait 40 ans que Patrick et Isabelle Balkany sont plébiscités à Levallois avec à chaque fois une élection au premier tour à plus de 51%. Les Levalloisiens considèrent qu'ils sont les plus à même de gérer la majorité municipale dans une ville où il fait bon vivre. Vous avez quand même 20% de logements sociaux et trois fois plus de places en crèche qu'à Paris. Alors certes, il y a une faute fiscale, à titre privé, mais je ne vois pas pourquoi cela aurait des répercussions sur l'exercice de leur mandat.

Isabelle Balkany a échappé à la prison en raison de son état de santé, elle est jugée trop faible pour aller en prison, mais assez forte pour gérer une ville de plus 60 000 habitants ?

Elle n'est pas seule non plus, il y a des adjoints pour l'épauler dans son travail. Isabelle Balkany traitait déjà beaucoup de dossiers en amont et chaque Levalloisien le sait. Ils savent qu'ils reçoivent souvent des mails, des courriers d'elle, car nous répondons à nos administrés en 48 heures. Pour la gestion courante et quotidienne, il n'y aura aucune rupture de charge, les services seront assurés de façon classique et transparente. Alors ça peut choquer, cela peut faire rire mais Balkany, c'est une marque. C'est comme Nike, comme Coca-Cola : Patrick Balkany c'est une marque, c'est une marque d'amour entre des Levalloisiens et un maire.

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