Le fils des Balkany placé en détention provisoire pour ne pas avoir payé la totalité de sa caution

Patrick Balkany et son fils Alexandre Balkany, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), le 6 mars 2014.
Patrick Balkany et son fils Alexandre Balkany, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), le 6 mars 2014. (MAXPPP)

Alexandre Balkany a été mis en examen en mai 2016 pour blanchiment de fraude fiscale, dans l'affaire de fraude fiscale visant ses parents.

Le fils du couple Balkany, mis en examen dans l'affaire de fraude fiscale visant ses parents, a été placé en détention provisoire, lundi, en raison du non-paiement de la totalité de la caution de 100 000 euros dont il devait s'acquitter, a appris l'Agence France Presse (AFP), mardi 21 février, de sources proches du dossier.

Dans cette enquête, les juges d'instruction lui reprochent d'avoir aidé ses parents, Patrick et Isabelle Balkany, à dissimuler au fisc la possession d'une luxueuse villa à Marrakech. "Cette décision est d’une violence inouïe. Elle est la marque d’un acharnement excessif, démesuré et inapproprié. Les époux Balkany ont le sentiment qu’on s’attaque à leur fils pour les atteindre", a réagi l'avocat de Patrick et Isabelle Balkany, à BFMTV.

Mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a ordonné la révocation du contrôle judiciaire d'Alexandre Balkany et son placement sous mandat de dépôt à l'issue de l'audience à laquelle il a comparu lundi, ont indiqué ces sources confirmant une information du Canard enchaîné.

Alexandre Balkany, 36 ans, avait été mis en examen le 4 mai pour blanchiment de fraude fiscale par un juge d'instruction et placé sous contrôle judiciaire avec l'obligation de régler une caution de 100 000 euros. Cette caution, qu'il avait contestée, avait été confirmée le 30 juin, puis le 12 septembre par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, qui avait fixé au 14 octobre la date butoir pour régler la somme.

Mais faute d'avoir payé le cautionnement dans son intégralité et dans les délais, le Parquet national financier (PNF) avait demandé la révocation de son contrôle judiciaire dans des réquisitions qui n'ont toutefois pas été suivies par les juges d'instruction. Le PNF avait fait appel de l'ordonnance des magistrats devant la chambre de l'instruction qui s'est donc prononcée lundi. Lundi, Alexandre Balkany était toujours redevable d'une somme de 40 000 euros, selon l'une des sources proches du dossier.