La justice centrafricaine s'intéresse à Patrick Balkany

Le député-maire UMP Patrick Balkany à l\'Assemblée nationale, le 4 novembre 2014.
Le député-maire UMP Patrick Balkany à l'Assemblée nationale, le 4 novembre 2014. (MAXPPP)

Selon "L'Obs", la République centrafricaine soupçonne l'élu UMP d'avoir bénéficié du versement de commissions occultes dans l'affaire Uramin.

Déjà mis en examen en France pour corruption passive et blanchiment de fraude fiscale, Patrick Balkany serait dans le viseur de la Centrafrique. Le parquet national financier a été saisi d'une demande d'information judiciaire visant le député-maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), émanant de la République centrafricaine, affirme L'Obs, mercredi 12 novembre.

Des liens de longue date avec la Centrafrique et le Tchad

Selon le magazine, l'élu est soupçonné d'être l'un des bénéficiaires de commissions occultes dans l'affaire Uramin : le règlement d'un litige entre Areva et le précédent gouvernement centrafricain aurait donné lieu au versement de plus de 30 millions d'euros de commissions. Le groupe français a racheté en 2007 la société canadienne Uramin et ses mines d'uranium.

D'après L'Obs, Patrick Balkany a, de longue date, noué des liens "avec les puissants de Centrafrique et du Tchad", notamment par l'intermédiaire d'un "conseiller au commerce extérieur". Interrogé par le magazine, l'avocat de la Centrafrique, William Bourdon, a "de bonnes raisons de penser qu'une information judiciaire sera ouverte".