INFO FRANCEINFO. Levallois-Perret : le bras droit de Patrick Balkany condamné dans une affaire d'emploi fictif

La mairie de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en février 2008.
La mairie de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en février 2008. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

L'ancien directeur de cabinet de Patrick Balkany à la mairie de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), Jean-Pierre Aubry, a été condamné le 7 septembre dans une affaire d'emploi fictif, selon les informations de franceinfo révélées jeudi.

L'ancien directeur de cabinet de Patrick Balkany à la mairie de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), Jean-Pierre Aubry, a été condamné le 7 septembre dans une affaire d'emploi fictif, selon les informations de la cellule investigation de franceinfo révélées ce jeudi. Jean-Pierre Aubry a été condamné à un an de prison avec sursis et à une amende de 40 000 euros pour détournement de fonds publics par le tribunal correctionnel de Paris. L'audience s'était déroulée les 1er et 2 juin derniers.

Un salaire de 3 400 à 4 300 euros par mois 

L'affaire concerne l'emploi d'un proche d'Isabelle Balkany, Jean Testanière, à la mairie de Levallois-Perret. Cet homme, proche du grand banditisme corse et condamné dans l'affaire du Cercle Wagram dont il était un des gérants, a été embauché à la mairie de Levallois en 2006, dans un centre de jeunes, avant de devenir préparateur psychologique des athlètes du Levallois sporting club (LSC) en 2008, jusqu'en 2011. Selon les périodes, il était payé de 3 400 à 4 300 euros par mois mais les enquêteurs ont eu toutes les peines du monde à trouver trace d'une quelconque activité de Jean Testanière au sein des services levalloisiens.

Surnommé "le mage", Jean Testanière était il y a quelques années le "guérisseur magnétiseur" du Tout-Paris et Isabelle Balkany a notamment fait appel à ses services. Cette dernière nie tout renvoi d'ascenseur avec ce poste à la mairie de Levallois et n'a pas été poursuivie. En revanche l'ancien directeur de cabinet de Patrick Balkany, Jean-Pierre Aubry, a donc été condamné. Le caractère fictif de l’emploi de Jean Testanière au LSC ressortait clairement de certaines écoutes téléphoniques effectuées dans le cadre de l’affaire du Cercle Wagram. Jean Testanière, lui, a été condamné pour recel à un an de prison avec sursis et 60 000 euros d'amende. Il n'a pas fait appel.

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