DIRECT. "Mme Balkany espère venir la semaine prochaine", confie l'un des avocats du couple à la sortie de l'audience

Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, au tribunal de Paris, le 13 mai 2019.
Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, au tribunal de Paris, le 13 mai 2019. (BENOIT TESSIER / REUTERS)

Après une première semaine d'audience consacrée aux soupçons de fraude fiscale, le deuxième volet du procès des élus de Levallois-Perret s'ouvre lundi au tribunal de Paris.

Le procès à Paris des époux Balkany reprend, lundi 20 mai, pour cinq semaines consacrées aux accusations de blanchiment et de corruption. Des dossiers plus lourds et plus complexes que le premier volet de fraude fiscale, évoqué la semaine précédente. Patrick et Isabelle Balkany, maire et première adjointe de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), sont jugés dans deux procédures en grande partie imbriquées, que le tribunal correctionnel a décidé d'examiner l'une après l'autre.

Des avoirs dissimulés au fisc ? Les élus LR sont jugés notamment pour "blanchiment aggravé de fraude fiscale aggravée". Le couple Balkany est poursuivi pour avoir dissimulé au fisc plus de 13 millions d'euros d'avoirs entre 2007 et 2014, à l'aide de savants montages offshore. En particulier deux somptueuses propriétés déjà évoqués dans le premier volet : le riad de Marrakech, dont ils nient être propriétaires, et la villa Pamplemousse, à Saint-Martin.

Quatre autres prévenus entrent en scène. Outre le couple Balkany, quatre autres prévenus sont concernés par ce dossier. Le promoteur Al Jaber est soupçonné de corruption active : il aurait réglé une partie du prix de la villa de Marrakech en échange de délais de paiement supplémentaires dans un juteux marché immobilier à Levallois. Ce qui vaut à Patrick Balkany d'être jugé également pour corruption passive. Jean-Pierre Aubry et Arnaud Claude seront jugés pour avoir mis en place le montage opaque qui entoure le riad, Alexandre Balkany pour avoir "couvert" ses parents en souscrivant des baux fictifs.

Le jugement pour "fraude fiscale" mis en délibéré. Au terme d'une première semaine consacrée à la seule fraude fiscale, le parquet national financier (PNF) a requis quatre ans de prison, avec incarcération immédiate, contre Patrick Balkany, quatre ans dont deux avec sursis contre son épouse, et l'inéligibilité maximale, dix ans, contre les deux élus LR. Dans ce dossier, il leur était reproché de n'avoir pas payé d'ISF entre 2010 et 2015, malgré des actifs estimés à 16 millions d'euros, et d'avoir déclaré des revenus amplement sous-évalués entre 2009 et 2014. Ce premier jugement mis en délibéré au 13 septembre.

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