DIRECT. "M. Schuller est un mythomane de la pire espèce", assure Patrick Balkany à la barre

Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), arrive au tribunal de Paris, le 20 mai 2019.
Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), arrive au tribunal de Paris, le 20 mai 2019. (MEHDI TAAMALLAH / NURPHOTO / AFP)

Les soupçons de "blanchiment" seront au cœur de la sixième journée d'audience, mercredi.

Après la "fraude fiscale", le "blanchiment". Le procès des époux Balkany se poursuit, mercredi 22 mai, au tribunal de Paris. Le tribunal correctionnel plonge à présent dans l'univers des montages financiers offshore, de la Suisse au Panama, en passant par des comptes bancaires nichés au Liechtenstein ou à Singapour.

Montages offshore, millions et luxueuses propriétés. Patrick et Isabelle Balkany sont soupçonnés d'avoir eu recours à un enchevêtrement de sociétés écrans, afin de dissimuler un patrimoine estimé à environ 13 millions d'euros, entre 2007 et 2014. Pour l'accusation, il s'agissait de cacher que le couple était propriétaire d'une villa à Saint-Martin et d'un riad à Marrakech. Les Balkany nient toujours en être les propriétaires. Ils sont jugés pour "blanchiment habituel de fraude fiscale aggravée".

Trois autres prévenus. Outre les Balkany, trois autres prévenus entrent en scène : leur homme de confiance, Jean-Pierre Aubry, et l'ancien avocat Arnaud Claude. Ils sont jugés pour avoir mis en place le montage opaque qui entoure le riad de Marrakech. Le fils du couple, Alexandre Balkany, est accusé d'avoir "couvert" ses parents en souscrivant des baux fictifs. Manque à l'appel le richissime homme d'affaires saoudien Mohamed Al Jaber, représenté par son avocat à ce stade du procès et poursuivi pour corruption active.

Les révélations d'un ancien allié. Cette enquête pour blanchiment et corruption a démarré en 2013 après des révélations d'un ancien allié politique du couple, Didier Schuller. Elle avait conduit à l'ouverture d'une seconde enquête, pour fraude fiscale, après une plainte du fisc en 2015. Dans ce dossier, il était reproché aux Balkany de n'avoir pas payé d'ISF entre 2010 et 2015, malgré des actifs estimés à 16 millions d'euros, et d'avoir déclaré des revenus amplement sous-évalués entre 2009 et 2014. Le jugement dans ce premier volet est attendu le 13 septembre.

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