Les meubles de la société Bygmalion vendus aux enchères

Bastien Millot, co-fondateur de la société Bygmalion, le 1er octobre 2014 à Paris. 
Bastien Millot, co-fondateur de la société Bygmalion, le 1er octobre 2014 à Paris.  (MATTHIEU ALEXANDRE / AFP)

Au cœur d'un scandale de fausses factures éditées au nom de l'UMP lors de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, la société a été placée en liquidation judiciaire. 

Des copies de canapés Le Corbusier, des fauteuils en cuir version "direction" ou version "visiteurs", des portemanteaux perroquet, des halogènes, une machine à café, un frigidaire, tous témoins silencieux des dessous de l'affaire Bygmalion. Selon Le Parisien, samedi 4 octobre, les meubles de la société de communication et d'évènementiel Bygmalion, au cœur du scandale éponyme, vont être vendus aux enchères, dans les locaux de l'entreprise, rue de Mlian à Paris. 

Cette vente intervient dans le cadre du placement en liquidation judiciaire de Bygmalion, dont les deux co-fondateurs, Bastien Millot et Guy Alvès ont été mis en examen, mercredi, pour complicité de faux et usage de faux. Devant les juges d'instruction, le second a reconnu l'existence d'un système de fausses factures "au terme duquel l'UMP prenait en charge de façon irrégulière des frais de campagne de Nicolas Sarkozy".