Le triumvirat Juppé-Fillon-Raffarin prend la direction provisoire de l'UMP

Alain Juppé, François Fillon et Luc Chatel répondent aux questions des journalistes à la sortie du bureau politique de l\'UMP, le 10 juin 2014, à Paris.
Alain Juppé, François Fillon et Luc Chatel répondent aux questions des journalistes à la sortie du bureau politique de l'UMP, le 10 juin 2014, à Paris. (FRED DUFOUR / AFP)

Luc Chatel est lui nommé secrétaire général du parti. C'est ce qu'a décidé le bureau politique par un vote à l'unanimité. 

C'est officiel. Le triumvirat composé des trois anciens Premiers ministres Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé et François Fillon prend la "direction provisoire" de l'UMP, après un vote unanime du bureau politique (BP) du parti, mardi 10 juin, rapportent des sources concordantes. Le trio sera assisté du vice-président délégué sortant Luc Chatel au poste de secrétaire général.

Les quelque cinquante membres du BP, sorte de gouvernement élargi du parti, ont tous voté en faveur de cette "proposition de résolution" faite par Raffarin, Juppé et Fillon. Le trio, doté de larges pouvoirs, assurera l'intérim à compter du 15 juin, date effective de la démission du président Jean-François Copé, emporté par l'affaire Bygmalion. Le congrès extraordinaire, appelé à désigner le futur président du parti, aura lieu "au plus tard en novembre".

"L'UMP est sauvée", estime Raffarin

Les trois anciens Premiers ministres ont reçu pour mandat de "rendre compte ou soumettre, selon leur importance, (...) des décisions administratives et financières urgentes qui s'imposeraient du fait de la situation du mouvement". Ils ont aussi pour mission de "créer les conditions permettant à la Haute Autorité du mouvement d'organiser l'élection" du futur président. Ils seront chargés de coordonner les investitures aux élections. 

En conviant Luc Chatel, le trio a choisi la voie du compromis, permettant d'éteindre la fronde des sarkozystes et des copéistes, qui contestaient la validité juridique du triumvirat. Eric Ciotti, proche de François Fillon, s'est félicité de la capacité du parti "à privilégier l'intérêt général" dans la tourmente. Jean-François Copé, resté en retrait des débats, a lui aussi salué "l'esprit d'union"

"Seule une décision unanime nous permet de repartir de l'avant", a jugé, de son côté, Alain Juppé à l'issue du bureau politique. Jean-Pierre Raffarin n'a lui pas caché son enthousiasme : "L'UMP est sauvée".

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