DIRECT. Affaire Bygmalion : l'avocat de Nicolas Sarkozy dénonce "une nouvelle manœuvre politique grossière"

Nicolas Sarkozy à la tribune de l\'université d\'été du parti Les Républicains, à La Baule (Loire-Atlantique), le 4 septembre 2016.
Nicolas Sarkozy à la tribune de l'université d'été du parti Les Républicains, à La Baule (Loire-Atlantique), le 4 septembre 2016. (FRANCOIS PAULETTO / CITIZENSIDE / AFP)

Le parquet de Paris a requis le renvoi en correctionnel de l'ancien chef de l'Etat, pour financement illégal de campagne électorale.

Nouveau rebondissement dans l'affaire Bygmalion. Le parquet de Paris a demandé le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy pour financement illégal de campagne électorale, lundi 5 septembre. L'avocat de l'ancien chef de l'Etat dénonce une "nouvelle manœuvre politique grossière".

Le parquet de Paris demande le renvoi en correctionnelle de l'ex-chef de l'Etat et de treize autres personnes, pour le délit de financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012. Le ministère public demande notamment que l'ancien président soit jugé pour "avoir dépassé le plafond des dépenses électorales" et "fait état" dans ses comptes de campagne d'"éléments comptables sciemment minorés".

 Nicolas Sarkozy aurait été "le principal donneur d'ordre des événements". "Nicolas Sarkozy avait exercé une autorité incontestable sur de multiples aspects matériels de la campagne, a estimé le ministère public dans un réquisitoire cité par Le Monde. [Il] était le premier bénéficiaire et le principal donneur d’ordre des événements, puisqu’il était le décideur final de leurs éléments essentiels."

Son avocat dénonce une "nouvelle manœuvre politique grossière" qui "ne résistera pas davantage que les autres à l'examen des faits". Thierry Herzog évoque une "affaire où les deux années d'enquête ont démontré l'absence totale d'implication [de Nicolas Sarkozy] dans des faits présumés délictueux".

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