Bygmalion : "La vie politique est toujours malade de son financement"

Jérôme Cahuzac le 5 septembre 2016
Jérôme Cahuzac le 5 septembre 2016 (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

"La vie politique est toujours malade de son financement. Nous avons besoin d'une culture de légalité, une culture de probité, d'institutions efficaces", a estimé mardi sur franceinfo Eric Alt, vice-président d’Anticor, association partie civile dans l'affaire Bygmalion.

Pour en terminer avec les affaires de financement illégal dans la vie politique, Eric Alt préconise d'appliquer une "proposition intéressante" de la Haute autorité de transparence de la vie publique, celle "de confier à la Cour des comptes la certification des comptes de campagne".

L'association Anticor propose aussi la "publication détaillée des comptes sur le site Internet de la commission [des comptes de campagne-ndlr]" et un "accès des documents pour tous les citoyens".

Sur franceinfo, Eric Alt a pointé "les dérives des micro-partis"

Il a dénoncé toutes "les dispositions techniques que connaissent ceux qui financent les campagnes et qui permettent d'échapper au plafonnement" des campagnes électorales".

Anticor réclame aussi une mesure emblématique. Les hommes politiques qui se présentent à une élection doivent présenter "un casier judiciaire vierge comme c'est les cas pour 396 professions". Une proposition qui "a toujours été rejetée lors des débats parlementaires". Anticor soutient aussi la proposition de la Haute autorité de transparence de la vie publique sur la révocation "des élus qui manquent à leur exercice de leur fonction".

Le parquet de Paris a requis lundi le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy dans l'affaire de financement illégal de la campagne présidentielle de 2012.

Eric Alt, vice-président d’Anticor : "des élus qui manquent à leur exercice de leur fonction"
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