Affaire Bygmalion : cinq mois de prison avec sursis pour Patrick de Carolis et Bastien Millot

Patrick De Carolis lors de son arrivée au tribunal correctionnel de Paris, le 14 novembre 2016. 
Patrick De Carolis lors de son arrivée au tribunal correctionnel de Paris, le 14 novembre 2016.  (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

L'ancien patron de France Télévisions et le fondateur de la société Bygmalion ont été condamnés cinq mois d'emprisonnement avec sursis chacun pour avoir passé des contrats entachés de favoritisme.

L'ancien patron de France Télévisions, Patrick de Carolis, et le fondateur de la société Bygmalion, Bastien Millot, ont été condamnés, jeudi 19 janvier, à cinq mois d'emprisonnement avec sursis chacun pour avoir passé des contrats entachés de favoritisme.

Les deux hommes, qui n'ont pas assisté à la lecture du jugement par le tribunal correctionnel, ont été condamnés également à des amendes : 25 000 euros contre Patrick de Carolis, coupable de "favoritisme", et 75 000 euros contre Bastien Millot, coupable de "recel". L'avocat de Patrick de Carolis a immédiatement annoncé qu'il ferait appel.

Un troisième homme, Camille Pascal, ancien secrétaire général du groupe de télévision public, le seul à avoir "pris sa part de responsabilité" selon le tribunal, a été condamné plus légèrement, à deux mois d'emprisonnement avec sursis et 15 000 euros d'amende avec sursis. 

Des contrats de prestation de services passés sans mise en concurrence

Bygmalion, à la réputation sulfureuse (la société est également impliqué dans le scandale des comptes de campagne de l'ancien président Nicolas Sarkozy), et qui est en liquidation, n'en a pas moins été condamnée aussi, à 60 000 euros d'amende. Le tribunal a par ailleurs attribué des dommages-intérêts de 35 000 euros au total à trois syndicats du groupe de télévision.

France Télévisions et Bygmalion ont passé en 2008 et 2009 des contrats de prestation de services, sans mise en concurrence et donc illégaux, pour un montant total dépassant un million d'euros. Les premières commandes ont été passées alors que Bastien Millot venait, à l'automne 2008, de se mettre en congé de son poste de directeur de la communication de France Télévisions pour fonder sa société.

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