Bygmalion : le procès sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy s'est ouvert en l'absence de l'ancien président

Jérôme Lavrilleux, au centre, arrive au palais de justice de Paris, le 20 mai 2021, pour le procès de l\'affaire Bygmalion.
Jérôme Lavrilleux, au centre, arrive au palais de justice de Paris, le 20 mai 2021, pour le procès de l'affaire Bygmalion. (BERTRAND GUAY / AFP)

L'ex-président et 13 autres prévenus comparaissent devant le tribunal judiciaire de Paris pour "financement illégal de campagne électorale". Le procès doit durer un mois. 

Après un faux départ en mars, le procès de la retentissante affaire Bygmalion s'est ouvert pour de bon, jeudi 20 mai, devant le tribunal judiciaire de Paris. Nicolas Sarkozy est jugé pour les dépenses de sa campagne présidentielle de 2012, qui a coûté, selon l'accusation, plus de 42 millions d'euros au lieu des 22,5 millions autorisés par la loi. L'audience a débuté peu après 13h30 et s'est achevée en fin d'après-midi. Elle reprendra mardi matin.

Un report en mars. Le procès, prévu sur un mois, aurait dû débuter mi-mars, mais il avait été reporté en raison de l'hospitalisation de l'avocat de Jérôme Lavrilleux, protagoniste central du dossier qui avait causé des déflagrations en cascade à droite.

Quatorze personnes sur le banc des prévenusAux côtés de l'ex-chef de l'Etat, treize autres personnes comparaissent devant le tribunal correctionnel, dont son directeur de campagne, des cadres de l'UMP, des experts-comptables, et les dirigeants de Bygmalion. Pendant un mois, le tribunal va tenter d'évaluer la responsabilité de chacun. 

Nicolas Sarkozy encourt un an de prison. Le fait que l'ancien chef de l'Etat soit directement concerné par ce dossier très technique donne à celui-ci un fort retentissement médiatique et politique. Que lui reproche-t-on ? Contrairement à ses 13 autres coprévenus, l'ancien président ne comparaît pas pour les infractions de faux, d'usage de faux, d'abus de confiance ou d'escroquerie. Seul le délit de financement illégal de campagne électorale lui est reproché. Une infraction réprimée par l'article 113-1 du Code électoral et pour laquelle il encourt un an de prison et 3 750 euros d'amende.

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