A Solférino, les résultats confirment l'optimisme des militants

La joie des militants socialiste, rue de Solferino
La joie des militants socialiste, rue de Solferino (THOMAS COEX / AFP)

Ambiance des grands soirs au siège du PS, rue de Solférino à Paris où l'optimisme n'a jamais quitté les militants. "En ce qui nous concerne, on a vu pire comme soirée", résume Bruno Julliard, un des responsables du Parti socialiste.

Ambiance des grands soirs au siège du PS, rue de Solférino à Paris où l'optimisme n'a jamais quitté les militants. "En ce qui nous concerne, on a vu pire comme soirée", résume Bruno Julliard, un des responsables du Parti socialiste.

20h00 : Sourire ravi de Benoît Hamon qui applaudit à l'annonce des résultats. Devant les journalistes, il commente. "pour nous la tâche est de rassembler et de dire qu'au deuxième tour il y aura deux projets face à face", dit-il dimanche dans la cour du siège du Parti socialiste où une grande toile a été tendue pour protéger de la pluie.

Dimanche pluvieux, dimanche heureux" , répétait déjà bien avant 20 heures, François Kalfon, le monsieur sondage du PS, où les sourires en disaient long sur l'optimisme qui régnait au siège du PS, alors que les averses se succédaient.

Avant même l'annonce des résultats, Aurélie Fillipetti réagit : "C'est un excellent premier tour pour François Hollande. Il arrive en tête et largement devant celui qui était le candidat sortant. C'est aussi avec une très forte participation, un message d'encouragement, de soutien et un véritable élan que les Français ont voulu donner à François Hollande", affirme l'une des porte-parole de François Hollande.

Plus tard dans la soirée, François Kalfon analyse les résultats du premier tour en insistant sur trois points: tout d'abord "nous notons la bonne surprise de la participation; ensuite pour la première fois dans la Ve République, le président sortant n'est pas en tête du 1er tour".

François Kalfon se félicite enfin du "ralliement sans condition de Jean-Luc Mélenchon" et a noté que sans doute aucun des candidats n'appellerait à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour".

Le spécialiste des sondages a insisté sur la nécessité de prendre en compte "l'ensemble des citoyens" en notant la dimension "vote de colère du scrutin".

Plus tard dans la soirée, Manuel Vals, directeur de la communication de François Hollande voit dans le résultat du premier tour "un désaveu très profond de Nicolas Sarkozy". Le député de l'Essonne voit dans ce résultat "un échec absolu de toute la stratégie de la campagne" du candidat président.

Entre peoples et politiques

Alors que dans la rue de Solférino, les sympathisants commencent à se rassembler pour suivre la soirée sur un écran géant, à l'intérieur du siège du PS, journalistes, invités, dirigeants du PS et militants en charge de l'organisation s'entassent dans la cour.

A une heure de la divulgation des chiffres du 1er tour, dans la cour de Solférino, chacun est sur son portable à se transmettre les derniers chiffres officieux. "Oui, il serait à 27 et Sarko à 25"…Ici, on se doit d'être informé avant le citoyen de base.

La rue de Solférino qui abrite le siège du Parti socialiste dans le très chic 7e arrondissement parisien, à deux pas de l'Assemblée nationale, a été totalement coupée entre la Seine et le boulevard Saint-Germain. Camions de direct, praticables pour filmer l'entrée du siège, écran géant…

La rue de Solférino était dès 16 heures totalement dédiée à la soirée électorale…pour "la plus grande joie" de certains riverains qui goutent peu se désordre...

600 journalistes

Bon indice de la où est la victoire, pour cette soirée ce sont plus de 600 journalistes qui étaient accrédités, dont plus de 60 chaines de télévision, venues du monde entier.

Dans la foule qui se presse dans l'étroite cour du siège du PS, quelques personnalités comme Jean-Michel Ribbes, Noëlle Châtelet (soeur de Lionel Jospin) ou Gérald Dahan.

Pour le metteur en scène, Jean-Michel Ribbes "l'attente est très forte" qui affirme se souvenir de l'engagement de François Hollande, à Solférino, en 2007, derrière Ségolène Royal.

Toujours au rayon optimisme. L'architecte Michel Cantal-Dupart raconte avoir vécu un vrai sondage. "François Hollande est un amateur de petites voitures Dinky toys, raconte celui qui participa à la politique de la ville sous François Mitterrand. Or j'avais repéré dans une boutique à Paris, une dinky représentant la DS présidentielle de De Gaulle".

"Récemment, ppoursuit l'architecte, François FIllon qui a sa permanence électorale à côté de cette boutique, voit la voiture et en passionné d'automobile qu'il est, entre dans la boutique pour l'acheter. Le marchand lui répond: "hélas elle est réservée pour le prochain président". "Ah, pour François", répond immédiatement le premier ministre….

Dehors, les militants et sympathisants crient "François président"…

Dans 15 jours, le PS devrait réunir ses troupes dans un autre lieu parisien, plus vaste. Optimisme oblige.

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