A Londres, François Hollande imagine une "Europe à plusieurs vitesses"

François Hollande a effectué sa première visite officielle à Londres.
François Hollande a effectué sa première visite officielle à Londres. (WILL OLIVER / AFP)

Lors de sa première visite officielle au Royaume-Uni, le chef de l’Etat français, François Hollande, a affirmé qu'il était concevable d'avoir une "Europe à plusieurs vitesses".

Lors de sa première visite officielle au Royaume-Uni, le chef de l'Etat français, François Hollande, a affirmé qu'il était concevable d'avoir une "Europe à plusieurs vitesses".

Pour une première, l'entente a été cordiale. Au cours de son premier déplacement officiel à Londres en tant que président de la République, François Hollande a joué la carte de l'humour et de l'apaisement.

Concernant la situation de l'Europe et la cris de la zone euro, François Hollande a affirmé, au cours d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre britannique David Cameron, qu'il était concevable d'avoir une "Europe à plusieurs vitesses".

"Nous ne sommes pas dans la même situation, la Grande-Bretagne n'entend pas devenir membre de la zone euro"

"Nous devons concevoir l'Europe à plusieurs vitesses, chacun prenant ce qu'il veut dans l'Union", a déclaré M. Hollande au 10 Downing. "Nous ne sommes pas dans la même situation, la Grande-Bretagne n'entend pas devenir membre de la zone euro, mais nous pouvons comprendre nos positions respectives, la Grande-Bretagne n'entend pas freiner" la zone euro, et "nous, on ne va pas obliger qui que ce soit à nous rejoindre", a ajouté le président français.

Inévitablement, le chef de l'Etat français a été interrogé sur les récents propos du chef du gouvernement britannique sur l'imposition des classes aisées. "Nous avons besoin d'une Europe qui soit compétitive, l'aspect fiscal n'est pas ce qui nous différencie le plus", la France et la Grande-Bretagne, a-t-il fait remarquer, pointant la tranche d'imposition supérieure à 45% au Royaume-Uni alors qu'elle n'est actuellement que de 41% en France.

Et d'ajouter, plaisantant avec humour sur l'éventualité, envisagée par David Cameron, d'un exil fiscal de Français en Grande-Bretagne : "je n'ai pas vu de Britanniques s'installer en France". Le Premier ministre britannique Cameron lui a emboîté le pas en estimant qu'il y avait des "occasions pour les pays (européens) d'avoir des relations différentes" dans le cadre de l'Union européenne. En toute cordialité.

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