14-Juillet : les sujets que François Hollande va aborder

Le président François Hollande lors d\'une conférence de presse à Dieudonné (Oise), le 7 juin 2012.
Le président François Hollande lors d'une conférence de presse à Dieudonné (Oise), le 7 juin 2012. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Le président renoue avec le traditionnel entretien du 14-Juillet, abandonné par Nicolas Sarkozy. FTVi vous liste les points essentiels de cette interview qui débutera à 13h15.

François Hollande renoue avec la traditionnelle interview télévisée du chef de l'Etat le 14-Juillet. Un rituel qui avait été abandonné par son prédécesseur à l'Elysée, Nicolas Sarkozy. L'occasion pour le président de la République de faire le bilan du début de quinquennat.  

Sur la forme, François Hollande, fidèle à sa promesse, ne sera pas interviewé à l'Elysée mais depuis l'Hôtel de la Marine, place de la Concorde, après le traditionnel défilé militaire sur les Champs-Elysées. Le président sera interrogé sur France 2 et TF1 par les journalistes David Pujadas et Claire Chazal, à partir de 13h15, à la suite du journal télévisé. L'entretien est prévu pour durer au minimum une demi-heure. 

• PSA et la crise

Pour son premier entretien du 14-Juillet, le chef de l'Etat est rattrapé par l'actualité immédiate. Et en particulier le plan social chez PSA Peugeot Citroën, qui a annoncé la suppression de 8 000 postes"J'expliquerai que nous pouvons réagir à l'instant présent, que nous sommes là quand l'actualité l'exige; en même temps, je rappellerai que ce qui se passe à PSA ne nous prend pas par surprise, que les annonces douloureuses ont été retardées pour fait de campagne, que nous héritons d'une situation à laquelle nous nous étions préparés", a indiqué François Hollande au Monde.

La montée du chômage et la crise de l'euro seront donc des incontournables de cet entretien. Comme le gouvernement, le président devrait appeler les Français à faire des efforts face aux difficultés, sans pour autant défendre une politique de rigueur ou d'austérité, des mots bannis du vocabulaire de la majorité. Et François Hollande compte bien montrer sa différence avec Nicolas Sarkozy, présents sur les fronts chaud. "Quand le navire traverse une tempête, on n'attend pas du capitaine qu'il coure de la proue à la poupe, descende à la cale et monte au mas de vigie", résume un proche conseiller du président, interrogé par Le Monde.

• Le service après-vente des premiers mois du quinquennat

Autre passage obligé pour le Président de la République : assurer le service après-vente de sa longue séquence internationale (sommet du G8, sommet européen de Bruxelles, sommet de l'Otan de Chicago, couple franco-allemand...). François Hollande estime avoir réussi ses premiers pas de président sur la scène mondiale, il fera donc la pédagogie de cette séance en soulignant que la croissance, son thème de campagne, est désormais une "priorité mondiale".

"Il faut que j'explique que les grands rendez-vous internationaux qui m'ont porté à l'extérieur de la France ont pour enjeu direct les intérêts des Français", explique le président au quotidien du soir.

• Une annonce : la moralisation de la vie publique

Seule annonce prévue par le chef d'Etat français, la création d'une commission sur la moralisation et la rénovation de la vie politique. Cette commission devrait en particulier se pencher sur le cumul des mandats, les modes de scrutin, le financement des campagnes électorales et les conflits d'intérêts.

• Le tweet de Valérie Trierweiler

Objectif : crever l'abcès. Depuis le 12 juin et ses 140 signes de soutien à Olivier Falorni (et assassins pour Ségolène Royal, la première compagne de François Hollande et mère de ses enfants), Valérie Trierweiler s'est fait discrète. Mais, mercredi 11 juillet, en se confiant à une journaliste, Thomas Hollande, le fils du président a rallumé la mèche"Ce que je reproche au tweet, c'est d'avoir fait basculer la vie privée dans la vie publique", a dit le jeune homme, considérant que la compagne de François Hollande"a détruit l'image normale""construite" son père. 

Le président de la République devrait donc revenir sur cette polémique qui a mis à mal sa volonté d'instaurer "une présidence normale". Et il devrait tenter de clarifier le rôle de sa compagne, entre journaliste et première dame dotée d'un cabinet à l'Elysée mais sans statut défini.