Exposition «Photographie, arme de classe» au Centre Pompidou jusqu’au 4 février 2019

Centre Pompidou 2018
Centre Pompidou 2018 (Centre Pompidou 2018)
Partenariat

Organisée à partir des collections de photographies du Centre Pompidou, cette exposition propose un nouvel éclairage sur la photographie sociale et documentaire émergeant en France au début des années 1930.

Le Front populaire et les icônes de la Guerre d’Espagne résument encore aujourd’hui largement l’idée d’engagement pendant l’entre-deux-guerres au détriment de cette période essentielle dont le répertoire iconographique constitue un véritable laboratoire du regard social et engagé.

Une exposition composée d’œuvres d’époque aux thématiques variées

À travers une sélection de près de 100 oeuvres et une quarantaine de documents, l’exposition s’articule autour d’axes thématiques (l’antimilitarisme, la lutte contre les colonies) et de séries formelles, où se côtoient les plus grands noms de la photographie moderne (Willy Ronis, Eli Lotar, Nora Dumas, Henri Cartier-Bresson, Germaine Krull, Gisèle Freund, Lisette Model etc.). « Photographie, arme de classe » interroge le passage d’une iconographie pittoresque de la pauvreté, incarnée par le Paris d’Eugène Atget (1857-1927) vers une prise de conscience sociale du tableau de misère qu’offre la capitale au début des années 1930. Les pratiques spécifiques, tel le photomontage, font l’objet d’une étude particulière avec l’architecte et militante Charlotte Perriand (1903-1999) qui a su saisir à l’époque le potentiel de « déflagration » du montage photographique. Enfin, les thématiques iconographiques récurrentes de l’image de l’ouvrier, à la représentation du collectif en lutte, sans oublier les stratégies de la presse illustrée de gauche (Regards, Vu) permettent de compléter une image encore lacunaire de la photographie documentaire et sociale de l’entre-deux-guerres grâce à des découvertes récentes.

 La photographie, une arme pour les révolutionnaires

« Photographie, arme de classe », c’est ainsi que le journaliste Henri Tracol (1909-1997) ouvre son texte manifeste destiné à fédérer la section photographique de l’association des écrivains et artistes révolutionnaires (A.E.A.R.) fondée en 1932 à Paris, dans un contexte de montées des crispations politiques, économiques et sociales. Cette association rassemble les photographes parmi les plus engagés de l’avant-garde parisienne : Jacques-André Boiffard, Henri Cartier-Bresson, Chim, André Kertész, Germaine Krull, Eli Lotar, Willy Ronis, René Zuber, et bien d’autres encore. Aux côtés d’amateurs ou d’ouvriers qu’ils accompagnent dans leur pratique de la photographie, ces derniers vont développer un langage à la croisée du discours critique, du geste militant et de l’esthétique du documentaire en s’appuyant sur les exemples soviétique et allemand tout en poursuivant une voie propre au contexte social et politique français.

Parcours de l’exposition

Chapitre 1 : Exposer la vie sociale

Chapitre 2 : Réinventer l’illustré

Chapitre 3 : Du pittoresque au social

Chapitre 4 : Des taudis à l’Eden ouvrier

Chapitre 5 : La photographie qui accuse

Chapitre 6 : Mobilisations

Chapitre 7 : Théâtres extérieurs du conflit social

 Plus d’informations sur le site du Centre Pompidou

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