Paroles d'ados : visions de l'actualité

Notre rendez-vous du dimanche soir avec les "Paroles d'ados". Cette fois, rencontre avec une classe de 3e du collège Anne-Franck, dans le 11e arrondissement de Paris. Trois thèmes : deux présidents qui se retrouvent, une grève à la SNCF, et puis qu'attendent-ils du Père Noël cette année. Hollande avait invité Sarkozy. Je crois. C'est l'inverse. Hollande l'a invité à venir avec lui. Pour donner une bonne impression, pour faire noble, pour l'hommage à Nelson Mandela. Ça donne une image plutôt positive de la France. Ça prouve qu'on peut mettre les rivalités de côté. Comme si dans un avion, il n'y avait pas de place pour deux. Ils n'ont pas pris l'avion ensemble, mais devant les caméras, ils faisaient comme s'ils étaient amis. Ils souriaient ensemble. Sarkozy voulait montrer qu'il était encore là. Il a dit qu'il voulait se retirer de la politique, mais il veut montrer qu'il est encore là. Il a dit ça juste pour faire un come-back. Du buzz. Je ne sais pas pourquoi ils font la grève. J'ai l'impression qu'ils sont tout le temps en grève à la SNCF. Si la grève ça marche pas, ils peuvent faire autre chose. Ça embête les gens plus qu'autre chose. Soit ils arrêtent les grèves, soit ils démissionnent. Il faut qu'ils arrêtent les grèves. Ou ils changent de méthodes. J'aime bien Noël, parce que je vais être avec ma famille, je vais bien manger, je vais avoir de l'argent. Ça me fait plaisir. J'aime bien Noël, mais je n'en attends rien. Ça fait pas partie de ma religion. Je ne sais pas trop ce que je vais demander. Je suis un peu perdue. Le cadeau que j'attends, si ma mère me regarde, c'est la tablette. Je vais enfin avoir le téléphone que je veux depuis super longtemps. J'attends rien de spécial. Je préfère avoir la surprise. La seule chose que je voudrais pas qu'on me donne, c'est des chaussettes Je veux quelque chose de spécial à Noël. Ca, ça serait bien. Je voudrais surtout pas avoir le cadeau comme l'année dernière, la serviette à tata qu'elle m'a offerte. Je lui ai dit que c'est bien avec un grand sourire, mais. L'argent, le sexe, la drogue. L'histoire d'un trader qui, dans les années 90, a connu le bûcher des vanités. Il s'appelait Jordan Belfort, et Leonardo DiCaprio interprète sa vie. Derrière la caméra, Martin Scorsese. C'est la 5e fois que les deux hommes se retrouvent, pour une odyssée de débauche vertigineuse. Bonsoir Leonardo DiCaprio. Leonardo DiCaprio: Bonsoir, ça va. Laurent Delahousse : Très bien. Après Hoover, Gatsby, Howard Hughes, c'est Jordan Belfort. Vous aimez ces descentes aux enfers? J'imagine que oui. Dans "Django Unchained", j'ai joué un esclavagiste qui est un trader de vies humaines. Dans "Gatsby", c'est un monde cruel. Et là, c'est le même type de sujet, un Caligula des temps modernes. Avec l'obsession de l'avidité, de la fortune, une sorte de trilogie. Laurent Delahousse: Dès votre plus jeune âge, vous avez voulu être acteur. Vous cherchez "le" rôle ? Le rôle et le film absolus ? L'un de mes premiers grands rôles, avec Robert De Niro, c'était "Blessure secrète". J'ai alors commencé à avoir une obsession pour le cinéma. Cela marque quand vous êtes jeune: vous contemplez de grands artistes, et vous voudriez faire quelque chose comme ça dans la vie. En voyant ce qu'ils ont fait, j'ai voulu réaliser quelque chose qui soit à la hauteur, qui entraîne vers l'avant. Laurent Delahousse : Lors d'un discours en hommage à De Niro, vous racontiez que vous aviez visionné beaucoup de ses films. Vous vous demandiez ce qu'il pourrait vous trouver comme qualités. Leonardo DiCaprio : Lors de ma première audition avec lui, il a donné l'idée à Scorsese de travailler avec moi. Je me disais : "Il faut que je sorte du lot." C'était il y a 24 ans. Je me souviens, je l'ai attrapé, j'ai hurlé à son visage. Tout le monde a ri, j'ai pensé que c'était raté. Mais ça m'a permis de décrocher le rôle. Puis il a dit à Scorsese qu'il faudrait travailler avec moi. Laurent Delahousse : C'est fait, revenons sur ce film en images, "Le Loup de WaIl Street" et sur votre parcours, celui d'un comédien qui bluffe ceux qui le croient un ange. Un ange qui aime les démons. La meute des fans de Leonardo DiCaprio acclament "Le Loup de WaIl Street". Un défi pour l'acteur, qui a acquis les droits de l'autobiographie de Jordan Belfort, trader surdoué. Un trader croûlant sous les milliards et la coke. Est-ce que tout ceci est légal. Où est le pognon. Absolument pas. Ce joli garçon, adolescent à la gueule d'ange, est devenu spécialiste des rôles complexes et sombres. Edgar Hoover ou l'esclavagiste sadique de "Django Unchained", Howard Hughes ou Gatsby, des personnages "limite", dont son public raffole. Il pète un câble, il pleure, il montre qu'il en a dans le ventre. Un parcours intelligent et deux hommes clefs: Robert De Niro, le modèle, Scorsese, le mentor. Dejà cinq films ensemble, dont "Shutter lsland", où il est un flic schizophrène. Plus un geste. Andrew, non. Je m'appelle Edward Daniels. C'est votre arme marshaIl. Il y a mes initiales. Elle a essayé de me tuer. On lui a reproché son immense succès avec "Titanic". Et alors ? Il a prouvé depuis longtemps qu'il est un sacré bon acteur. Il peut faire peur à l'écran. Effrayant à l'écran, sympa sur les tournages. Il vous regarde en se disant "n'est-il pas une arnaque, où as-tu eu ton oscar?" Et puis il a dit qu'il a voté pour vous. C'est sympathique et absurde, d'autant qu'il devrait l'avoir lui, l'oscar. Pourquoi pas un oscar avec ce film ? Il serait temps que la profession le récompense. Laurent Delahousse : Vous vous êtes battu pour les droits de ce film. Leonardo DiCaprio : Oui. Laurent Delahousse : Face à Brad Pitt ? Il ne vous en veut pas. Leonardo DiCaprio: Oui, on se dit bonjour. Ces choses se jouent en coulisses, je ne savais même pas que j'étais en concurrence avec lui. J'ai lu le livre, et le personnage m'a semblé imperturbable, parfois gêné par son passé, je devais jouer ce rôle. Il a fallu 7 ans pour monter ce film. On n'en fait plus des films comme ça. C'est une débauche à ce niveau, ce n'est jamais financé par les studios. Heureusement, il y avait un réalisateur que je voulais: Martin Scorsese. Il a capté la profondeur des personnages. Laurent Delahousse : On a entendu Scorsese dans le reportage. Ce film est encore un grand voyage au pays du cinéma. Certains disent qu'il a été le premier à révéler chez vous, la profondeur, la noirceur, la quête du sombre. Leonardo DiCaprio : En fait, j'ai toujours eu ça en moi. Chaque film est une aventure. Chez Scorsese, ce qui le rend unique, c'est qu'il n'est pas obsédé par une certaine idée du film. Quand on tourne, on cherche ensemble. Il définit le film à partir de notre jeu. Bien sûr, on fait des recherches avant, mais sur le plateau, il ne sait pas forcément ce qu'il cherche, jusqu'au moment où on incarne le personnage. Laurent Delahousse : Il y a des orgies aériennes, de la drogue, des lancers de nains dans une salle de trading. Le pire, c'est que c'est vrai dans cette histoire. Leonardo DiCaprio : Tout est vrai. J'ai passé plusieurs mois avec Jordan Belfort. Il m'a raconté ces scènes, les prises de drogue, en disant que la réalité était encore pire que le livre. Moi, je rapportais ces informations à Martin Scorsese. J'étais un intermédiaire, puis nous pouvions affiner le personnage. C'est rare d'avoir l'occasion de parler à celui qu'on interprète, lui poser des questions. Cela a été un grand bénéfice pour nous. qu'il aurait dû mourir mille fois. Mais vous l'avez rencontré. Qu'est-ce qu'il tire comme leçons de tout cela. Leonardo DiCaprio : C'était méprisable, ce qu'il faisait. Mais en définitive, il représentait quelque chose de plus large. Pendant qu'il faisait ça, des entreprises de finance volaient les économies de millions de gens. Lui, il représenté la décadence morale dé notre société. Quelque chose de culturel. Laurent Delahousse: Vous avez joué trois personnages qui sont confrontés au pouvoir destructeur de l'argent. La réussite pourrait-elle aussi vous écraser un jour. Leonardo DiCaprio : J'ai grandi à Los Angeles, je suis né à Hollywood. J'ai vu de près le caractère destructeur de cette ville. Les gens s'intoxiquent de leur propre grandeur, ils sont tentés tous les jours. Ce n'est pas un lieu si dangereux, mais quand même! Il y a toute sorte de choix dans la vie. J'ai toujours essayé de me concentrer sur une chose. Si vous avez du talent, il faut être au bon endroit, au bon moment. Vous devez avoir beaucoup de chance pour en arriver là. Chaque fois que je monte sur scène, on m'offre cette chance extraordinaire. C'est ce que j'ai toujours voulu faire, je ne vais pas gâcher cette occasion. Je vais en tirer le maximum. Laurent Delahousse : Avoir un oscar, c'est pas essentiel, mais la récompense pourrait être importante. Vous y pensez. Leonardo DiCaprio : Quelqu'un qui dit qu'il ne veut pas de récompense, pas de bonnes critiques, c'est un menteur. Mais j'ai appris que l'on ne contrôle pas ce que les gens pensent de votre interprétation. lls peuvent vous dire une chose, et dire autre chose ailleurs. Il faut juste donner son maximum sur scène. Le reste, c'est de la littérature.

Notre rendez-vous du dimanche soir avec les "Paroles d'ados". Cette fois, rencontre avec une classe de 3e du collège Anne-Franck, dans le 11e arrondissement de Paris. Trois thèmes : deux présidents qui se retrouvent, une grève à la SNCF, et puis qu'attendent-ils du Père Noël cette année.

Hollande avait invité Sarkozy. Je crois. C'est l'inverse.

Hollande l'a invité à venir avec lui.

Pour donner une bonne impression, pour faire noble, pour l'hommage à Nelson Mandela.

Ça donne une image plutôt positive de la France.

Ça prouve qu'on peut mettre les rivalités de côté.

Comme si dans un avion, il n'y avait pas de place pour deux.

Ils n'ont pas pris l'avion ensemble, mais devant les caméras, ils faisaient comme s'ils étaient amis. Ils souriaient ensemble.

Sarkozy voulait montrer qu'il était encore là. Il a dit qu'il voulait se retirer de la politique, mais il veut montrer qu'il est encore là.

Il a dit ça juste pour faire un come-back. Du buzz.

Je ne sais pas pourquoi ils font la grève. J'ai l'impression qu'ils sont tout le temps en grève à la SNCF. Si la grève ça marche pas, ils peuvent faire autre chose. Ça embête les gens plus qu'autre chose.

Soit ils arrêtent les grèves, soit ils démissionnent.

Il faut qu'ils arrêtent les grèves.

Ou ils changent de méthodes.

J'aime bien Noël, parce que je vais être avec ma famille, je vais bien manger, je vais avoir de l'argent. Ça me fait plaisir.

J'aime bien Noël, mais je n'en attends rien. Ça fait pas partie de ma religion.

Je ne sais pas trop ce que je vais demander. Je suis un peu perdue.

Le cadeau que j'attends, si ma mère me regarde, c'est la tablette.

Je vais enfin avoir le téléphone que je veux depuis super longtemps.

J'attends rien de spécial. Je préfère avoir la surprise.

La seule chose que je voudrais pas qu'on me donne, c'est des chaussettes Je veux quelque chose de spécial à Noël. Ca, ça serait bien.

Je voudrais surtout pas avoir le cadeau comme l'année dernière, la serviette à tata qu'elle m'a offerte. Je lui ai dit que c'est bien avec un grand sourire, mais.

L'argent, le sexe, la drogue. L'histoire d'un trader qui, dans les années 90, a connu le bûcher des vanités. Il s'appelait Jordan Belfort, et Leonardo DiCaprio interprète sa vie. Derrière la caméra, Martin Scorsese. C'est la 5e fois que les deux hommes se retrouvent, pour une odyssée de débauche vertigineuse. Bonsoir Leonardo DiCaprio.

Leonardo DiCaprio: Bonsoir, ça va.

Laurent Delahousse : Très bien. Après Hoover, Gatsby, Howard Hughes, c'est Jordan Belfort. Vous aimez ces descentes aux enfers? J'imagine que oui. Dans "Django Unchained", j'ai joué un esclavagiste qui est un trader de vies humaines. Dans "Gatsby", c'est un monde cruel. Et là, c'est le même type de sujet, un Caligula des temps modernes. Avec l'obsession de l'avidité, de la fortune, une sorte de trilogie.

Laurent Delahousse: Dès votre plus jeune âge, vous avez voulu être acteur. Vous cherchez "le" rôle ? Le rôle et le film absolus ? L'un de mes premiers grands rôles, avec Robert De Niro, c'était "Blessure secrète". J'ai alors commencé à avoir une obsession pour le cinéma. Cela marque quand vous êtes jeune: vous contemplez de grands artistes, et vous voudriez faire quelque chose comme ça dans la vie. En voyant ce qu'ils ont fait, j'ai voulu réaliser quelque chose qui soit à la hauteur, qui entraîne vers l'avant.

Laurent Delahousse : Lors d'un discours en hommage à De Niro, vous racontiez que vous aviez visionné beaucoup de ses films. Vous vous demandiez ce qu'il pourrait vous trouver comme qualités.

Leonardo DiCaprio : Lors de ma première audition avec lui, il a donné l'idée à Scorsese de travailler avec moi. Je me disais : "Il faut que je sorte du lot." C'était il y a 24 ans. Je me souviens, je l'ai attrapé, j'ai hurlé à son visage. Tout le monde a ri, j'ai pensé que c'était raté. Mais ça m'a permis de décrocher le rôle. Puis il a dit à Scorsese qu'il faudrait travailler avec moi.

Laurent Delahousse : C'est fait, revenons sur ce film en images, "Le Loup de WaIl Street" et sur votre parcours, celui d'un comédien qui bluffe ceux qui le croient un ange. Un ange qui aime les démons.

La meute des fans de Leonardo DiCaprio acclament "Le Loup de WaIl Street". Un défi pour l'acteur, qui a acquis les droits de l'autobiographie de Jordan Belfort, trader surdoué. Un trader croûlant sous les milliards et la coke.

Est-ce que tout ceci est légal.

Où est le pognon.

Absolument pas.

Ce joli garçon, adolescent à la gueule d'ange, est devenu spécialiste des rôles complexes et sombres. Edgar Hoover ou l'esclavagiste sadique de "Django Unchained", Howard Hughes ou Gatsby, des personnages "limite", dont son public raffole.

Il pète un câble, il pleure, il montre qu'il en a dans le ventre.

Un parcours intelligent et deux hommes clefs: Robert De Niro, le modèle, Scorsese, le mentor. Dejà cinq films ensemble, dont "Shutter lsland", où il est un flic schizophrène.

Plus un geste.

Andrew, non.

Je m'appelle Edward Daniels.

C'est votre arme marshaIl.

Il y a mes initiales. Elle a essayé de me tuer.

On lui a reproché son immense succès avec "Titanic". Et alors ? Il a prouvé depuis longtemps qu'il est un sacré bon acteur. Il peut faire peur à l'écran.

Effrayant à l'écran, sympa sur les tournages.

Il vous regarde en se disant "n'est-il pas une arnaque, où as-tu eu ton oscar?" Et puis il a dit qu'il a voté pour vous. C'est sympathique et absurde, d'autant qu'il devrait l'avoir lui, l'oscar.

Pourquoi pas un oscar avec ce film ? Il serait temps que la profession le récompense.

Laurent Delahousse : Vous vous êtes battu pour les droits de ce film.

Leonardo DiCaprio : Oui.

Laurent Delahousse : Face à Brad Pitt ? Il ne vous en veut pas.

Leonardo DiCaprio: Oui, on se dit bonjour. Ces choses se jouent en coulisses, je ne savais même pas que j'étais en concurrence avec lui. J'ai lu le livre, et le personnage m'a semblé imperturbable, parfois gêné par son passé, je devais jouer ce rôle. Il a fallu 7 ans pour monter ce film. On n'en fait plus des films comme ça. C'est une débauche à ce niveau, ce n'est jamais financé par les studios. Heureusement, il y avait un réalisateur que je voulais: Martin Scorsese. Il a capté la profondeur des personnages.

Laurent Delahousse : On a entendu Scorsese dans le reportage. Ce film est encore un grand voyage au pays du cinéma. Certains disent qu'il a été le premier à révéler chez vous, la profondeur, la noirceur, la quête du sombre.

Leonardo DiCaprio : En fait, j'ai toujours eu ça en moi. Chaque film est une aventure. Chez Scorsese, ce qui le rend unique, c'est qu'il n'est pas obsédé par une certaine idée du film. Quand on tourne, on cherche ensemble. Il définit le film à partir de notre jeu. Bien sûr, on fait des recherches avant, mais sur le plateau, il ne sait pas forcément ce qu'il cherche, jusqu'au moment où on incarne le personnage.

Laurent Delahousse : Il y a des orgies aériennes, de la drogue, des lancers de nains dans une salle de trading. Le pire, c'est que c'est vrai dans cette histoire.

Leonardo DiCaprio : Tout est vrai. J'ai passé plusieurs mois avec Jordan Belfort. Il m'a raconté ces scènes, les prises de drogue, en disant que la réalité était encore pire que le livre. Moi, je rapportais ces informations à Martin Scorsese. J'étais un intermédiaire, puis nous pouvions affiner le personnage. C'est rare d'avoir l'occasion de parler à celui qu'on interprète, lui poser des questions. Cela a été un grand bénéfice pour nous. qu'il aurait dû mourir mille fois. Mais vous l'avez rencontré. Qu'est-ce qu'il tire comme leçons de tout cela.

Leonardo DiCaprio : C'était méprisable, ce qu'il faisait. Mais en définitive, il représentait quelque chose de plus large. Pendant qu'il faisait ça, des entreprises de finance volaient les économies de millions de gens. Lui, il représenté la décadence morale dé notre société. Quelque chose de culturel.

Laurent Delahousse: Vous avez joué trois personnages qui sont confrontés au pouvoir destructeur de l'argent. La réussite pourrait-elle aussi vous écraser un jour.

Leonardo DiCaprio : J'ai grandi à Los Angeles, je suis né à Hollywood. J'ai vu de près le caractère destructeur de cette ville. Les gens s'intoxiquent de leur propre grandeur, ils sont tentés tous les jours. Ce n'est pas un lieu si dangereux, mais quand même! Il y a toute sorte de choix dans la vie. J'ai toujours essayé de me concentrer sur une chose. Si vous avez du talent, il faut être au bon endroit, au bon moment. Vous devez avoir beaucoup de chance pour en arriver là. Chaque fois que je monte sur scène, on m'offre cette chance extraordinaire. C'est ce que j'ai toujours voulu faire, je ne vais pas gâcher cette occasion. Je vais en tirer le maximum.

Laurent Delahousse : Avoir un oscar, c'est pas essentiel, mais la récompense pourrait être importante. Vous y pensez.

Leonardo DiCaprio : Quelqu'un qui dit qu'il ne veut pas de récompense, pas de bonnes critiques, c'est un menteur. Mais j'ai appris que l'on ne contrôle pas ce que les gens pensent de votre interprétation. lls peuvent vous dire une chose, et dire autre chose ailleurs. Il faut juste donner son maximum sur scène. Le reste, c'est de la littérature.

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