Nord : dans l'atelier des souffleurs de verre

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Prochaine rencontre contre le Barça au Parc des Princes le 30 septembre. Notre série consacrée au patrimoine. Vous irez peut-être visiter ce week-end une magnifique bâtisse. Mais ouvrez l'oeil, des usines valent aussi le détour. Dans le Nord à Trélon, l'une d'elles a été transformée en atelier. Des souffleurs de verre reprennent avec passion le flambeau des ouvriers. Le verre en fusion. L'usine est aujourd'hui un musée-atelier du verre. Voici le four Boetius, c'est très rare de nos jours. En général, les fours anciens du XlXe ont été détruits soit pendant les deux guerres mondiales ou soit en fermeture d'usine. Si vous me voyez suer, c'est des sueurs froides. La chaleur, c'est psychologique. Du bout des lèvres, Jean-Baptiste insuffle l'air dans ce qui deviendra un globe de luminaire. Là, je lui donne la forme que je veux avec le journal. C'est ma main qui moule le verre. Comme de la poterie. Il faut manier la canne en permanence, sans cesse la tourner pour maîtriser la forme. Répéter inlassablement les mêmes gestes, le tour de main du maître verrier. Et le maître n'est pas toujours celui qu'on croît. Il faut quelques années pour apprendre à dompter le verre. C'est une matière vivante, c'est lui qui nous contrôle. Dans cet atelier, on souffle le verre depuis 1823. D'abord pour en faire des bouteilles de champagne pour la Veuve Cliquot puis des flacons de parfum. Au XIXe siècle, l'usine est semi-automatique. Elle emploie jusqu'à 170 ouvriers. On parle de lenteur, de technicité, d'intelligence du geste. On n'est pas dans les mêmes temporalités. Aujourd'hui, les choses vont très vite, on n'a plus de relation a la matière. C'est la découverte, c'est impressionnant ce savoir-faire. Et il y a la surprise de voir ce que cette masse de verre devient. L'atelier façonne sur mesure vases, luminaires, bibelots commandés par les designers ou les particuliers. Et il n'est pas rare d'y croiser d'anciens ouvriers venus partager leur passion. On leur donne un petit coup quand même, on ne sait jamais. J'ai toujours la main, c'est comme le vélo. D'un morceau de verre, au départ, on ne sait pas ce qu'on va en faire. On tire dessus et on arrive à faire quelque chose. Un tour de magie à découvrir durant les Journées du patrimoine, et le reste de l'année sur rendez-vous.

Prochaine rencontre contre le Barça au Parc des Princes le 30 septembre.

Notre série consacrée au patrimoine. Vous irez peut-être visiter ce week-end une magnifique bâtisse. Mais ouvrez l'oeil, des usines valent aussi le détour. Dans le Nord à Trélon, l'une d'elles a été transformée en atelier. Des souffleurs de verre reprennent avec passion le flambeau des ouvriers.

Le verre en fusion. L'usine est aujourd'hui un musée-atelier du verre.

Voici le four Boetius, c'est très rare de nos jours. En général, les fours anciens du XlXe ont été détruits soit pendant les deux guerres mondiales ou soit en fermeture d'usine.

Si vous me voyez suer, c'est des sueurs froides. La chaleur, c'est psychologique.

Du bout des lèvres, Jean-Baptiste insuffle l'air dans ce qui deviendra un globe de luminaire.

Là, je lui donne la forme que je veux avec le journal. C'est ma main qui moule le verre. Comme de la poterie.

Il faut manier la canne en permanence, sans cesse la tourner pour maîtriser la forme. Répéter inlassablement les mêmes gestes, le tour de main du maître verrier. Et le maître n'est pas toujours celui qu'on croît.

Il faut quelques années pour apprendre à dompter le verre. C'est une matière vivante, c'est lui qui nous contrôle.

Dans cet atelier, on souffle le verre depuis 1823. D'abord pour en faire des bouteilles de champagne pour la Veuve Cliquot puis des flacons de parfum. Au XIXe siècle, l'usine est semi-automatique. Elle emploie jusqu'à 170 ouvriers.

On parle de lenteur, de technicité, d'intelligence du geste. On n'est pas dans les mêmes temporalités. Aujourd'hui, les choses vont très vite, on n'a plus de relation a la matière.

C'est la découverte, c'est impressionnant ce savoir-faire.

Et il y a la surprise de voir ce que cette masse de verre devient.

L'atelier façonne sur mesure vases, luminaires, bibelots commandés par les designers ou les particuliers. Et il n'est pas rare d'y croiser d'anciens ouvriers venus partager leur passion.

On leur donne un petit coup quand même, on ne sait jamais. J'ai toujours la main, c'est comme le vélo. D'un morceau de verre, au départ, on ne sait pas ce qu'on va en faire. On tire dessus et on arrive à faire quelque chose.

Un tour de magie à découvrir durant les Journées du patrimoine, et le reste de l'année sur rendez-vous.

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