Nantes : le passé esclavagiste de la ville

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A l'occasion de cette journée de commémoration, gros plan sur les traces de ce passé esclavagiste. Ce sont les vestiges d'un passe peu glorieux mais fastueux. Des hôtels particuliers du XVIIIe de riches armateurs nantais. Ils ont investi leur fortune faite de la traite négrière. Ce passé se cache dans le détail des façades. Ici, on a sculpté une représentation de captifs africains. Les Nantais les imaginaient avec le front bas, les yeux globuleux, le nez épaté, les lèvres lipues. Autre détail, ces ferronneries. C'est un art dont les Nantais sont fiers. On se souvient que ces ferronniers forgeaient les fers d'esclaves. Transformés en appartements, en bureau, ces hôtels particuliers font l'attrait touristique de la ville. C'est toujours ici que mon regard se porte. On en oublie l'origine. On ne pense pas forcement que ça vient de l'esclavage. Une beauté architecturale qui ferait oublier qu'au XVIIIe, Nantes est le premier port négrier français. Des bords de la Loire partent les navires chargés de tissus, d'alcool qui servent à acheter des esclaves en Afrique. Des captifs revendus aux Antilles contre des produits exotiques. Un traffic humain financé par toute la ville. Armer un navire, ça coûtait le prix d'un hôtel particulier. Il fallait que la campagne se passe bien et que, grâce au sucre, cacao, tabac, on allait faire des bénéfices. 400 navires nantais ont déporté 450.000 esclaves. Un passé longtemps refoulé. Ce mémorial a été inauguré en 2012. Plus de 150 ans après la fin de la traite négrière.

A l'occasion de cette journée de commémoration, gros plan sur les traces de ce passé esclavagiste.

Ce sont les vestiges d'un passe peu glorieux mais fastueux. Des hôtels particuliers du XVIIIe de riches armateurs nantais. Ils ont investi leur fortune faite de la traite négrière. Ce passé se cache dans le détail des façades.

Ici, on a sculpté une représentation de captifs africains. Les Nantais les imaginaient avec le front bas, les yeux globuleux, le nez épaté, les lèvres lipues.

Autre détail, ces ferronneries.

C'est un art dont les Nantais sont fiers. On se souvient que ces ferronniers forgeaient les fers d'esclaves.

Transformés en appartements, en bureau, ces hôtels particuliers font l'attrait touristique de la ville.

C'est toujours ici que mon regard se porte. On en oublie l'origine.

On ne pense pas forcement que ça vient de l'esclavage.

Une beauté architecturale qui ferait oublier qu'au XVIIIe, Nantes est le premier port négrier français. Des bords de la Loire partent les navires chargés de tissus, d'alcool qui servent à acheter des esclaves en Afrique. Des captifs revendus aux Antilles contre des produits exotiques. Un traffic humain financé par toute la ville.

Armer un navire, ça coûtait le prix d'un hôtel particulier. Il fallait que la campagne se passe bien et que, grâce au sucre, cacao, tabac, on allait faire des bénéfices.

400 navires nantais ont déporté 450.000 esclaves. Un passé longtemps refoulé. Ce mémorial a été inauguré en 2012. Plus de 150 ans après la fin de la traite négrière.

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