Viktor Bout a été reconnu coupable d'avoir voulu vendre un arsenal digne d'une armée et destiné à tuer des Américains.

Viktor Bout à Bangkok, en octobre 2010.
Viktor Bout à Bangkok, en octobre 2010. (NICOLAS ASFOURI / AFP)

Reconnu coupable de tous les chefs d'accusation qui pesaient contre lui, le Russe va faire appel. Il est passible d'une peine comprise entre 25 ans de prison et la perpétuité, qui sera connue le 8 février.

Reconnu coupable de tous les chefs d'accusation qui pesaient contre lui, le Russe va faire appel. Il est passible d'une peine comprise entre 25 ans de prison et la perpétuité, qui sera connue le 8 février.

Le verdict est tombé moins d'un mois après de l'ancien pilote de l'armée rouge, qui était accusé d'avoir essayé de vendre en 2008 un arsenal de fusils et de missiles à des agents secrets américains se faisant passer pour des guérilleros des FARC colombiennes. Il avait été arrêté après avoir accepté, selon l'accusation, de vendre ces armes, que ces pseudo-guérilleros disaient vouloir utiliser pour abattre des hélicoptères américains aidant l'armée colombienne dans son combat contre les FARC.

Au-delà des poursuites engagées par la justice américaine, Viktor Bout est soupçonné d'avoir utilisé une flotte d'avions cargo constituée après la fin de la guerre froide pour transporter des armes en Afrique, en Amérique du Sud et au Moyen-Orient.

Ayant utilisé au moins sept pseudonymes dans sa carrière et parlant plus de six langues, il est considéré par certains comme un ancien membre du renseignement militaire soviétique.

La Russie doute du caractère "équitable" de la condamnation

Le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué ce jeudi douter du caractère "équitable" de la condamnation de Viktor Bout. Dans un communiqué, le ministère russe a dénoncé "les conditions anormalement dures" de détention de Viktor Bout, "visant à le forcer à passer un "accord" avec la justice".

"Tout cela nous fait douter des fondements, sur lesquels est basée l'accusation et du caractère équitable de la décision judiciaire", selon le ministère, qui a ajouté vouloir rapatrier M. Bout en Russie.

"Notre but est de parvenir à le ramener dans sa patrie", a indiqué cette même source.

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