Vers un renforcement des relations Chine-Afrique

Le Forum Chine-Afrique s'est achevé lundi avec l'adoption de deux textes pour approfondir la coopération sino-africaine

Le Forum Chine-Afrique s'est achevé lundi avec l'adoption de deux textes pour approfondir la coopération sino-africaineLe Forum Chine-Afrique s'est achevé lundi avec l'adoption de deux textes pour approfondir la coopération sino-africaine

A la clôture de la réunion, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a annoncé l'adoption de la "Déclaration de Charm el-Cheikh" dans laquelle la Chine et les 49 pays africains s'engagent à poursuivre leur coopération.

Il a aussi mentionné un plan d'action pour les trois prochaines années.

Celui-ci dresse la liste des différents domaines de la coopération sino-africaine et des engagements pris par les deux parties pour renforcer leurs échanges.

Dimanche, à l'ouverture de cette "quatrième conférence ministérielle du Forum de coopération sino-africain" (FCSA, FOCAC en anglais), la Chine a promis des prêts bonifiés de 10 milliards de dollars à l'Afrique.

Un geste salué par plusieurs ministres africains qui ont aussi insisté sur la nécessité de développer la coopération entre pays africains. "L'Afrique est avide de développement. L'Afrique est restée en arrière trop longtemps et a été trop longtemps traitée sur des critères faussés", a déclaré Moses Wetangula, le ministre des Affaires étrangères du Kenya.

"Les critères imposés par l'Europe à l'Afrique ne sont pas les mêmes que ceux imposés à l'Europe de l'est par exemple", a-t-il déploré. "Et maintenant, les Chinois arrivent et disent: vous voulez une voie de chemin de fer? Nous avons l'argent et la technologie pour ça. Qui refuserait?", a-t-il souligné.

La ministre des Affaires étrangères de Sierra Leone, Zainab Bangura, a renchéri en affirmant que "nous avons énormément profité" de la coopération avec la Chine. Mais les deux ministres ont insisté sur la nécessité d'une plus grande coopération à l'intérieur du continent. "Ce que nous souhaitons, c'est une plus grande intégration régionale et sub-saharienne", a souligné Mme Bangura. "Il ne faut pas que ce genre de forum se consacre à des questions bilatérales, mais se concentre sur l'économie régionale", a ajouté son homologue kenyan.

Appel à la communauté internationale


Le texte appelle aussi a "accorder une importance particulière à l'impact négatif de la crise sur les pays en développement" et demande aux pays développés de tenir leurs engagements, tels que l'allègement des dettes et l'augmentation de l'aide et des investissements.

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