VIDEO. Venezuela : "farce", scrutin "illégitime"... Comment la France a réagi depuis la réélection de Nicolas Maduro

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Ces derniers jours, la France a vivement critiqué la réélection du président vénézuélien en mai 2018. Mais elle s'était montrée plus silencieuse à l'époque.

Nicolas Maduro ou Juan Guaido ? Alors que la communauté internationale est divisée, la France, elle, a fait son choix. Comme plusieurs dirigeants européens, Emmanuel Macron a reconnu, lundi 4 février, le chef du Parlement vénézuélien, Juan Guaido, comme président par intérim du Venezuela, en charge de "mettre en œuvre un processus électoral".

"Nous considérons aujourd'hui que le président de l'Assemblée nationale, Monsieur Guaido, dont la légitimité est parfaitement reconnue, est habilité à provoquer des élections présidentielles au Venezuela", a annoncé le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, sur France Inter. Le chef de la diplomatie français a d'ailleurs rappelé que l'élection de mai 2018 avait été "très contestée"Sa ministre, Nathalie Loiseau, a elle parlé de "farce", de "fiction d'élection" dimanche 3 février dans "Le Grand Jury". Emmanuel Macron, lui, l'a même qualifiée d'"illégitime".

Pas ou peu de réactions en mai

Ces prises de position interviennent neuf mois après la réélection de Nicolas Maduro. A l'époque, ni le président de la République, ni ses ministres n'avaient réagi publiquement. Seul un communiqué du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères avait exprimé la préoccupation de la France. "L'élection présidentielle qui vient de se tenir au Venezuela ne peut pas être considérée comme représentative", était-il écrit. Le communiqué évoquait aussi les "entraves" et les "doutes sur la transparence et l'équité du scrutin".

A l'époque, Jean-Luc Mélenchon, le patron de La France insoumise, avait, lui, défendu cette élection : "Après on me dit 'est-ce qu'ils sont légitimes ?' Bah oui, parce qu'il y a eu une élection, avait-il clamé sur le plateau du "Grand Jury" le 26 mai. Si vous venez à une élection et que vous protestez avant et après, alors ce n'est plus démocratique, il faut accepter d'aller aux élections."

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