VIDEO. "Plus la crise va durer, plus il y aura de morts" : les Vénézuéliens tirent la sonnette d'alarme

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Depuis la coupure de courant généralisée qui a débuté le jeudi 7 mars, la situation au Venezuela est critique. Et désormais, c'est pour l'approvisionnement en eau que les habitants sont inquiets.

Une semaine après la gigantesque panne électrique qui a touché le Venezuela le 7 mars, le gouvernement a annoncé le retour aux activités normales, jeudi 14 mars. Officiellement, le courant a été "rétabli à 100%", a assuré mercredi soir le ministre de l'Information Jorge Rodriguez. Mais cela ne veut pas dire que le pays est sorti de la crise. Stéphanie Defois, professeure au lycée français de Caracas, estime que "les habitants sont dans la survie". 

La panne a obligé les habitants à cuisiner "tout ce qui était dans leur frigo" ou à jeter les produits qui étaient au congélateur. Ainsi, Jorge Stelutti, professeur d'EPS au lycée français, a perdu quatre kilos de viande. Faire ses courses devenait très compliqué puisque les paiements par carte ont été impossibles pendant deux jours et, comme le rappelle Stéphanie Defois, l'hyperinflation rend très difficile la possession de monnaie en liquide. 

"On a besoin de l'aide internationale"

Si depuis mardi 12 mars, l'électricité est revenue, peu à peu, dans la capitale, c'est l'eau qui vient désormais à manquer. "Certaines personnes vont en chercher dans une rivière de Caracas qui est complètement contaminée", interpelle l'enseignante. Selon elle, le pays ne peut s'en sortir seul. "On a vraiment besoin de l'aide humanitaire, de l'aide internationale pour obtenir des médicaments, de la nourriture, de l'eau et des techniciens... Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Au secours", résume Geneviève Pirenne, une Belge qui vit au Venezuela depuis une quarantaine d'années.

Stéphanie Defois craint qu'il y ait de nouveaux décès alors que 15 personnes sont mortes, selon une ONG, à cause de la panne d'électricité, samedi 9 mars. "Plus la crise au Venezuela va durer, prévient-elle, plus il y aura de morts".

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