Venezuela : une centaine de militaires et policiers ont déserté et sont passés en Colombie

Des policiers colombiens accompagnent un officier vénézuelien, le 23 février 2019, à la frontière entre le Venezuela et la Colombie, à Cucuta.
Des policiers colombiens accompagnent un officier vénézuelien, le 23 février 2019, à la frontière entre le Venezuela et la Colombie, à Cucuta. (LUIS ROBAYO / AFP)

Selon le service des migrations colombien, ces soldats ont fui "la dictature" de Nicolas Maduro.

Un peu plus d'une centaine de membres des forces de sécurité du Venezuela ont déserté depuis samedi et sont passés en Colombie, a indiqué, dimanche 24 février, le service des migrations colombien. L'annonce intervient alors que la tension s'accroît autour de l'entrée de l'aide humanitaire dans le pays.

"Jusqu'à présent, le service des migrations de Colombie a reçu un peu plus de cent membres des forces armées du Venezuela, qui sont sortis de leur pays, fuyant la dictature de Maduro", a indiqué cette entité dans un communiqué.

Les jours de Nicolas Maduro "sont comptés"

Le calme est par aileurs revenu aux frontières du Venezuela, au lendemain d'une journée d'affrontements entre opposition et gouvernement. Mais la pression internationale monte sur le régime de Nicolas Maduro, dont "les jours sont comptés", selon Washington. Sur la chaîne CNN, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a qualifié le président socialiste de "pire du pire des tyrans".

Dimanche matin, près de la frontière avec la Colombie, les rues d'Urena étaient jonchées d'ordures, de cartouches de gaz lacrymogènes et de munitions en caoutchouc utilisées par les forces de l'ordre pour disperser la foule. Ces résidus témoignaient des affrontements de la veille.

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