Venezuela : RSF demande la libération "au plus vite" des deux journalistes de l'émission "Quotidien"

Les deux journalistes étaient en train de filmer le palais présidentiel quand ils ont été arrêtés.
Les deux journalistes étaient en train de filmer le palais présidentiel quand ils ont été arrêtés. (LUIS ROBAYO / AFP)

Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, a expliqué, jeudi sur franceinfo, que les autorités françaises au Venezuela sont mobilisées pour la libération des deux journalistes arrêtés mardi devant le palais présidentiel.

"Ces deux journalistes doivent absolument être libérés au plus vite." Christophe Deloire a réclamé, jeudi 31 janvier sur franceinfo, la libération des deux journalistes français de l'émission "Quotidien" (TMC), arrêtés mardi au Venezuela. Le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) a expliqué qu'il n'avait "pas de nouvelles" de deux reporters. "On sait simplement que les autorités françaises sont en train de travailler sur place" et qu'elles sont "mobilisées de manière assez discrète", car "trop parler pourrait mettre en péril les démarches qui sont aujourd'hui effectuées".

C'est toujours un peu inquiétant d'avoir une arrestation dans un moment politique aussi critique et où un pouvoir peut être tenté de l'utiliser à des fins politiques.Christophe Deloireà franceinfo

Interrogé sur les circonstances de l'arrestation des deux journalistes de "Quotidien", le secrétaire général de RSF a expliqué qu'"ils étaient en train de filmer le palais présidentiel". "Et en fait, le Venezuela est un pays où les journalistes sont arrêtés pour des prétextes parfois complètement fallacieux", a pointé Christophe Deloire.

"Nicolas Maduro, le président en exercice, livre ce qu'il appelle lui-même une guerre médiatique pour décrédibiliser les critiques des médias nationaux. Ce n'est pas simplement une guerre verbale, c'est aussi une guerre qui a une base juridique, puisqu'une loi a été adoptée en 2010 qui prévoit des sanctions contre quiconque remet en question l'autorité légitime constituée. Cette loi s'est traduite par des arrestations abusives de reporters", a dénoncé Christophe Deloire.

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