Le gouvernement du Venezuela soupçonne un empoisonnement de Chavez

Des soutiens du président Hugo Chavez défilent après sa mort, en soutien à son dauphin Nicolas Maduro, le 11 mars 2013 à Caracas (Vénézuela).
Des soutiens du président Hugo Chavez défilent après sa mort, en soutien à son dauphin Nicolas Maduro, le 11 mars 2013 à Caracas (Vénézuela). (LUIS ACOSTA / AFP)

Le président intérimaire a annoncé l'ouverture d'une enquête sur la mort du président vénézuélien.

Le Venezuela va ouvrir une enquête sur un possible empoisonnement du président Hugo Chavez, mort le 5 mars d'un cancer de la région pelvienne. Le gouvernement a expliqué, mardi 12 mars, qu'il soupçonnait un empoisonnement.

Le président intérimaire, Nicolas Maduro, a promis de mener une enquête sérieuse sur cette hypothèse, émise la première fois par Hugo Chavez lui-même quand son cancer lui a été diagnostiqué. "Nous chercherons la vérité, a-t-il déclaré au réseau de télévision régional Telesur. Nous avons l'intuition que notre commandant Chavez a été empoisonné par des forces obscures qui ont voulu l'écarter."

Des théories moquées par l'opposition

Cette hypothèse, régulièrement avancée par le camp chaviste, fait l'objet de railleries dans l'opposition. Elle l'assimile aux théories du complot qui, dit-elle, ont fleuri sous Chavez pour alimenter la peur de la population face aux menaces "impérialistes" et la détourner de ses préoccupations quotidiennes.

Nicolas Maduro a néanmoins voulu défendre à l'écran le sérieux de ces soupçons, les comparant à ceux qui pèsent sur la mort de Yasser Arafat. "Il avait un cancer hors normes, a-t-il dit à Telesur. Tout semble indiquer qu'ils ont atteint sa santé en utilisant les techniques les plus avancées (...) Il avait cette intuition dès le départ." Des scientifiques étrangers seront invités à faire partie de la commission gouvernementale qui sera mise en place, a expliqué le chef de l'Etat par intérim.

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